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Les « interdits » de la grossesse dans la maison des maternelles LMDM

Les « interdits » de la grossesse dans la maison des maternelles LMDM

arrow-right-purple-clip-art_p  Lien vers l’émission la maison des maternelles

 

Pendant la grossesse, la future maman doit adapter son mode de vie car certains produits ou comportements peuvent être nocifs pour le bébé à naître. Mais entre les recommandations officielles et les conseils des proches, les femmes enceintes entendent parfois tout et son contraire. Qu’est-ce qui est véritablement interdit pendant la grossesse ou simplement déconseillé ? Et pour quelles raisons ?

 

Pour nous éclairer ce matin, nous recevons :

  • Rachel Halimi, vous êtes sage-femme libérale à Paris. Merci de venir répondre aux nombreuses questions de nos téléspectatrices.

 

 

Peut-on rappeler les grands interdits alimentaires de la grossesse ?

Les deux maladies alimentaires infectieuses à prévenir sont la listériose et la toxoplasmose. Si la future maman n’est pas immunisée contre la toxoplasmose, il faut faire attention à la viande crue. La cuisson de la viande est importante et elle doit être bien cuite à cœur. Il faut également bien laver les fruits et légumes et avoir une attention toute particulière pour les fruits et les légumes les plus en contact avec la terre. Pour prévenir la listériose, Il faut aussi éviter la charcuterie, le saumon fumé, les fruits de mer crus, le tarama, surimi et les fromages à pâte molle au lait cru. Et bien sûr, pas d’alcool.

 

 

Mélanie (« Je suis enceinte de 17 semaines et je suis immunisée contre la toxoplasmose. Qu’est-ce que cela change au niveau alimentaire ? »)

Si on est immunisée contre la toxoplasmose, il reste le risque lié à la listériose mais ce n’est pas tout à fait les mêmes restrictions. On retrouve cette bactérie dans nos bons produits artisanaux vendus à la coupe chez notre traiteur ou au marché. Il faut se méfier de tous les produits à durée de conservation longue dont la chaine du froid peut avoir été rompue à un moment. Il faut se poser la question de comment le produit acheté a été conservé. Est ce que sa traçabilité est sure. Tout se joue dans la provenance des produits. Il faut faire particulièrement attention aux pâtés, rillettes et aux fromages à pâte molle au lait cru qui sont les produits les plus à risque d’être contaminés par la listeria.

 

 

Qu’en est-il de la charcuterie ou du saumon fumé sous vide ou encore des sushis surgelés. Sont-ils possibles pendant la grossesse ?

Les avis sont contradictoires concernant cette question. Il y’ a moins de risque à manger des produits emballés sous vide car la traçabilité de ces produits est plus sure. En effet, avec le renforcement des mesures d’hygiène alimentaire et des contrôles sanitaires de la filière agroalimentaire, la listériose est de plus en plus rare. Mais j’ai lu récemment dans la presse que des lots de saumons fumés sous vide contaminés par la listeria avait été retirés des rayons de nos grandes surfaces. En effet, la listériose est une maladie à déclaration obligatoire. Et en général, les médias nous informent très rapidement des produits contaminés et retirés du marché et cela le plus souvent avant la consommation de ces produits à risque. Donc si on veut prendre zéro risque, on évite également la charcuterie et le saumon fumé sous vide.

Pour les sushis surgelés, si le poisson a été congelé au préalable dans de bonnes conditions d’hygiène, on peut le consommer sans problème.  Le poisson ne doit pas avoir été déjà congelé au préalable.  On doit également être sure de la provenance (établissement reconnu) et de la fraicheur du poisson acheté. Il faut conserver le poisson cru immédiatement après achat au congélateur. Et il doit être congelé au moins 7 jours à moins 17°C dans un congélateur domestique avant sa consommation.

 

Maï-Li : (« Est-ce qu’on peut manger de la charcuterie ou du fromage au lait cru quand on les fait cuire ? Comment savoir si on l’a fait cuire assez longtemps et avec quel mode de cuisson ? »)

Si on fait cuire, il n’y a plus de problème. La listéria est détruite par la cuisson. Donc pas de problème pour les raclettes ! Concernant la charcuterie (bacon, lardons..), il n’y a pas de souci non plus si celle-ci est bien cuite également. En effet, c’est le principe de la pasteurisation, la cuisson à haute température, à plus de 70°C pendant un certain temps qui permet de détruire la bactérie de la listeria.

 

Maeva : « Les interdits alimentaires sont différents d’un pays à l’autre. En Angleterre et au Japon, le poisson cru n’est pas interdit. En Belgique, tout fromage au lait pasteurisé peut être mangé. Je sais qu’il s’agit d’une balance bénéfice risque mais en France, ne prend-t-on pas trop de précautions ? »

Je suis entièrement d’accord. A l’heure actuelle, tous ces interdits alimentaires sont particulièrement anxiogènes et culpabilisants. Il ne faut pas infantiliser les femmes. L’alimentation doit rester un plaisir ! Bien sûr, les répercussions de la listériose ou de la toxoplasmose sur l’enfant à naître sont importantes. La toxoplasmose peut engendrer des séquelles graves (troubles visuels, séquelles neurologiques) particulièrement le premier trimestre de la grossesse. La listériose se traduit par des symptômes un peu comme une grippe et peut engendrer des accouchements prématurés et des infections néonatales sévères. Donc il ne s’agit pas de faire n’importe quoi. Mais je pense qu’on angoisse un peu trop les femmes en allongeant abusivement la liste des interdits. Selon moi, il faut surtout vérifier la qualité de ce qu’on mange pour éviter les risques alimentaires. C’est une histoire de bon sens.  Hippocrate, disait déjà il y’ a des siècles : « que ton aliment soit ta seule médecine ». Cet adage est plus que jamais d’actualité. Il est essentiel de réfléchir à ce que l’on mange car nos cellules sont faites de ce que nous mangeons. Celui qui mange bien sera en bonne santé. Les aliments sont source de vie mais ils peuvent aussi compromettre la vie.

 

Chloé (« Je suis enceinte de 19 semaines et immunisée contre la toxoplasmose mais ma gynécologue me dit que je peux être réinfectée et que je dois faire comme si je n’étais pas immunisée notamment avec mon chat et sa litière. Dans ce cas, pourquoi parle-t-on d’immunité ? »)

 

Il n’existe pas de réinfection à la toxoplasmose. Si en début de grossesse, la femme est immunisée contre la toxoplasmose, elle a une immunité protectrice à vie. Elle n’a donc plus de précautions particulières à adopter pour prévenir la toxoplasmose. Par contre, il existe des risques de réactivation au CMV, une infection qui peut entrainer des malformations foetales si on le contracte au premier trimestre de la grossesse et que l’on peut attraper par le contact de la salive, des urines, des sécrétions nasales et des larmes d’un enfant, particulièrement les enfants de moins de 3 ans. J’en profite d’ailleurs pour rappeler qu’enceinte, il faut bien se laver les mains après avoir changé son enfant ou après l’avoir mouché.

 

En dehors de l’alimentation, y a-t-il d’autres précautions à prendre pour éviter la toxoplasmose ou la listéria (Chloé parlait de la litière du chat…) ?

 

Pour la toxoplasmose, déléguez la corvée du nettoyage de la litière du chat, mettez des gants quand vous  jardinez et lavez vous bien les mains après avoir touché de la terre. En effet, on retrouve ce parasite dans la terre et les excréments des chats. Pour prévenir la listéria, il est recommandé de laver son réfrigérateur régulièrement, de nettoyer les ustensiles qui ont été au contact d’aliments crus, de se laver les mains avant de préparer un repas…Encore une fois, tout cela est une question de bon sens.

 

 

Pauline : « 2 jours avant de faire mon test de grossesse, j’ai eu un diner au cours duquel j’ai consommé sans modération produits crus, alcool et autres aliments déconseillés pendant la grossesse. Aujourd’hui, je suis rongée par l’angoisse d’avoir commis des dommages irréparables sur le fœtus… »
Est-ce qu’on peut rassurer cette maman, en tout début de grossesse, il n’y a pas de risque ?

Cette situation est très fréquente et peut naturellement susciter de l’inquiétude chez la future maman mais il faut se déculpabiliser et se rassurer. Lors des deux premières semaines de divisions cellulaires suivant la fécondation, l’embryon n’est pas encore implanté dans l’utérus.

La nidation (l’implantation de l’embryon dans l’utérus) a lieu 7 à 12 jours après la fécondation et le risque serait donc minime. Au 12e jour, l’embryon est complètement enfoui dans l’endomètre. La nidation peut provoquer des petits saignements qui peuvent être confondus avec des règles de faible abondance. Ce phénomène, appelé « règles anniversaires » se produit 28 jours après le début des dernières règles : les saignements peuvent alors laisser croire à un « cycle normal » et faire passer la grossesse inaperçue. 

Mais attention dès que votre test de grossesse est positif, la femme enceinte doit arrêter toute consommation d’alcool et adopter les bonnes précautions alimentaires.

 

Concernant la consommation d’alcool, tout le monde n’est pas d’accord : pour certains professionnels, c’est la tolérance zéro alors que d’autres sont plus modérés. Qu’en est-il vraiment ?

Je suis assez intransigeante sur la consommation d’alcool. Il est trop difficile de définir la quantité minimale d’alcool toxique pour le bébé. Dans le doute, mieux vaut s’abstenir. C’est Zéro alcool. C’est le message simple à retenir. L’alcool passe totalement la barrière placentaire : tout ce que vous buvez, votre bébé le boit également. N’oublions pas que l’alcool est la première cause d’handicap mental non génétique.

 

Pour le tabac, c’est la même intransigeance que pour l’alcool ?

Il ne faut pas se laisser « enfumer par l’entourage ». Je suis opposée au discours selon lequel il vaut mieux fumer une cigarette plutôt que d’être stressée. Je ne vais pas culpabiliser la femme pour autant mais on ne peut pas dire que la cigarette n’est pas grave.  On sait que le tabac est nocif pour la santé de la mère et celle de son bébé. Le tabac fait vieillir prématurément le placenta et est responsable de bébé de petits poids… C’est donc dans l’intérêt de la femme d’arrêter ! Mais il faut se faire accompagner pour un sevrage tabagique complet car le sevrage tabagique peut être très difficile. Il existe plein de méthodes très efficaces pour aider au sevrage comme l’acupuncture, l’hypnothérapie. Le conjoint aussi peut en profiter pour arrêter ! C’est le moment d’adopter de bonnes habitudes de vie à deux. En voyant les efforts du papa, la mamans décuplera les siens.

 

 Dodie : « On sait que l’alcool est mauvais pendant la grossesse. Mais qu’en est-il du gel hydroalcoolique qu’on utilise aujourd’hui à longueur de journée ? Est-ce que cela peut être nocif pour le bébé ? »

Aucun élément inquiétant n’a été signalé concernant l’utilisation du gel hydro-alcoolique. Cela dit, quand vous avez le choix, si vous êtes à proximité d’un point d’eau, mieux vaut privilégier le lavage des mains avec savon. Sinon pas de souci pour le gel sachant que l’hygiène des mains est importante particulièrement en ce moment pour prévenir l’épidémie du covid 19.

 

 

Concernant la pharmacologie, comment savoir quel médicament ou quel vaccin peut être utilisé ou non pendant la grossesse ?

D’une manière générale, il faut faire attention à l’automédication. Et quand on prend un traitement médicamenteux, il faut demander conseil au préalable à un prescripteur qui a l’habitude de soigner des femmes enceintes. En cas de doute, consultez le site d’information, le CRAT (SYNTHÉ : lecrat.fr) qui répertorie par pathologie et par classe de nombreux médicaments autorisés ou pas pendant la grossesse.

 

Lise (« Je suis enceinte de 3 mois ½ de mon 2ème enfant. Je me pose une question concernant les cosmétiques. J’utilise exclusivement des cosmétiques bio qui contiennent souvent des huiles essentielles. Faut-il tous les bannir ? Ou y a-t-il des tolérances selon si c’est industriel ou artisanal ou selon les produits ? »)

Depuis quelques années, le marché des huiles essentielles a le vent en poupe. En effet, de plus en plus de personnes souhaitent se soigner par des méthodes douces. Dans de nombreux pays, l’aromathérapie est pratiquée pour traiter de manière naturelle les maux de la grossesse et ce quelque soit le terme de la grossesse.  Les huiles essentielles sont dotées d’un très grand nombres de composants chimiques qui leur confèrent leurs différentes propriétés thérapeutiques mais aussi leur éventuelle toxicité.

Il est vrai que certaines huiles essentielles (HE) sont à proscrire pendant la grossesse. Les HE ( = produit odorant de composition complexe obtenu à partir d’une matière végétale = liquide concentré de composés aromatiques) par leur nature chimique ont la capacité de traverser la barrière placentaire. Le risque de toxicité de l’HE dépend essentiellement de sa composition et de sa concentration dans le sang.

Donc tout est une question de dosage. La toxicité des huiles essentielles provient de son dosage. Il faut toujours bien respecter une dilution appropriée des HE. La quantité effective d’HE qui passe la barrière placentaire lors d’une application cutanée diluée à 3% est minime. Dans cette proportion, il n’y a pas de risque pour le bébé. Par principe, demandez toujours un conseil médical avant l’utilisation d’une HE. Vous pouvez vous adresser à un aromathérapeute compétent, le spécialiste des HE. Préférez les HE de bonne qualité, certifiées biologiques, vendues en parapharmacie ou en pharmacie.

 

Voici quelques précautions simples concernant l’utilisation des HE :

  • Évitez la voie orale et préférez la voie cutanée ou aérienne
  • Si vous utilisez un diffuseur, ne pas dépasser 15 minutes 2 à 3 fois par jour
  • Évitez les HE les trois premiers mois de grossesse par précaution
  • Évitez les HE riches en cétone et en phénol
  • Évitez l’application cutanée sur la zone abdominale, la poitrine et la région dorso-lombaire
  • Lors d’une application sur la peau,  respectez bien la dilution de 3% de l’HE dans une huile végétale

Nul besoin de céder à l’angoisse et de jeter tous ses produits de beauté. Les produits vendus en parapharmacie, reconnus par les dermatologues, ne doivent pas inquiéter les femmes.

Il faut aussi se méfier car certains produits biologiques peuvent être très allergisants et ils peuvent entrainer des réactions allergiques, notamment des urticaires. Dans ce cas, il faut arrêter de les utiliser.

La grossesse est le moment idéal pour simplifier ses habitudes dans la salle de bain. Pas besoin d’utiliser 6 crèmes différentes ! Mieux vaut diminuer le nombre de produit utiliser et prendre des produits de bonne qualité. Pour les usages courants (cosmétiques,lessives, savons, produits ménagers..),  préférez des produits neutres et/ou bio.

 

 

Quid du maquillage, du vernis et des teintures pour cheveux quand on est enceinte ?

Tout est encore une question de dosage. On adopte une routine beauté simple et minimaliste, c’est à dire on utilise le moins de produits possibles et des produits de qualité les plus neutres naturels. Moins on met de crèmes et de produits sur la peau, mieux c’est! Evitez donc les tests cosmétiques en tout genre.

Mais je ne vais pas interdire une femme à se faire une couleur ou mettre du maquillage. Pendant sa grossesse aussi, il faut se sentir belle, prendre soin de soi.

Je conseille aux femmes d’espacer les colorations dans le temps et éventuellement d’éviter les colorations les trois premiers mois de grossesse. Préférez les colorations les moins chimiques possible sans ammoniaque. La coloration végétale est une bonne alternative aux colorations chimiques pour continuer à se sentir belle et camoufler ses cheveux blancs.

 

 

Anna : « Depuis que je suis enceinte, je suis inquiète concernant les expositions aux polluants domestiques. Quels produits d’entretien sont à éviter ? Et les plaques à induction sont-elles dangereuses à cause du champ électromagnétique qu’elles émettent ? »

On peut profiter de la grossesse, pour changer ses habitudes et préférer des produits d’entretien bio éco labellisés, plus neutres (mais aussi plus chers…) et mettre des gants quand on fait le ménage. Et si on a un doute et que ça nous stresse, on en profite pour déléguer les tâches ménagères au papa (ou à l’autre parent) !!! Surtout, il faut se déstresser ! Et ne pas tomber dans la parano ! On ne va pas commencer à changer ses plaques de cuisson parce qu’on est enceinte quand même !!! On ne laisserait pas de tels produits dans nos maisons, si on savait qu’ils étaient si nocifs.

 

 

Jade, grande passionnée de sport d’endurance et de force (crossfitteuse) (« A 1 mois de grossesse, j’aimerai savoir si je peux toujours pratiquer mes activités sportives à haute intensité avec des charges lourdes et impact au sol. Jusqu’à quel mois puis-je maintenir ces activités et à partir de quel mois dois-je me tourner vers des activités un peu plus douces ?
Et 2ème question : puis-je toujours manger des viennoiseries le dimanche matin car c’est mon petit rituel du week-end ? »)

Les femmes sportives ne peuvent pas s’arrêter de faire du sport.  Le sport fait partie de leurs habitudes de vie.  Il n’y a pas de règles car c’est vraiment à chaque femme de ressentir ses propres limites corporelles. Faire du sport est fortement conseillé pendant la grossesse mais il est préférable de se tourner vers des activités physiques raisonnables plus douces et plus adaptées, sans rechercher l’effort maximal. Soyez à l’écoute des signaux de votre corps et l’un des plus important signal est l’essoufflement. Il ne faut jamais forcer si l’on manque de souffle ou en cas de douleurs.

Il est conseillé d’éviter les sports avec port de charges lourdes et les sports avec risque de traumatisme abdominale, notamment les sports de combat.  Evitez également les sports sollicitants trop violemment les articulations avec des sauts ou à impacts. En effet, avec les hormones de la grossesse, la progestérone et la relaxine, responsables d’une hyperlaxité ligamentaire, vous risquez de vous faire mal. Evitez les sports avec risque de chute ( vélo, équitation…) ainsi que la plongée sous marine. Evitez les sports sollicitant les abdominaux, notamment les muscles grands droits de l’abdomen qui s’écartent un peu pour laisser place à l’utérus qui pousse à l’avant. Mais tout cela est encore une question de bon sens.

 

Est-ce qu’il faut être vigilant quand on voyage enceinte ? Quel moyen de transport faut-il privilégier ?

Sur de longs trajets, il vaut mieux privilégier l’avion et le train que la voiture. En effet, la voiture peut entrainer des contractions en raison des vibrations et des secousses qui sont bien plus importantes que dans les autres moyens de transport. Par principe, demandez toujours un conseil médical avant un voyage.

Et quand on choisit une destination, mieux vaut se rendre dans un pays avec un bon système de soins et une bonne hygiène alimentaire. J’encourage vraiment les femmes enceintes à prendre des vacances, se détendre, s’évader. Il faut se faire du bien même en cette période de Covid. Pour l’avion, il faut juste prendre quelques précautions : penser à bien s’hydrater et à prévoir des bas de contention.

 

Natacha : « On m’a dit que je pouvais oublier sauna, hammam, bain chaud et massages pendant ma grossesse ! Dites-moi que c’est faux !!!

Il n’y a aucun problème à prendre un bon bain, il faut juste veiller à ce qu’il ne soit bouillant. C’est même très bien car ça détend tous les muscles et notamment le muscle utérin. La grossesse est une parenthèse dans notre vie de femme durant laquelle il faut se faire plaisir, prendre soin de soi. Idem pour les massages, je ne vois pas le problème. Je n’ai jamais compris pourquoi les instituts refusent de prendre les femmes enceintes. Bien sûr, on évitera le massage thaï, pour privilégier un massage plus doux et on évite de masser le ventre. Il existe des instituts spéciaux pour les femmes enceintes. En revanche, malheureusement, pour le hammam et sauna, il faut éviter car ça augmente le rythme cardiaque et vous risquez de sentir un inconfort et de faire un malaise.

 

 

Grossesse et insomnie : causes, comment mieux dormir ?

Grossesse et insomnie : causes, comment mieux dormir ?

Pourquoi les femmes enceintes sont-elles plus sujettes aux insomnies ? Comment trouver le sommeil et dans quels cas faut-il s’inquiéter ?

Le point sur les insomnies durant la grossesse avec la sage-femme, Rachel Halimi.

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Grossesse et insomnies : à partir de quand peuvent-elles survenir ?

« Des insomnies peuvent survenir dès le premier trimestre pour certaines femmes et disparaître, ou perdurer tout au long, il n’y a pas vraiment de règles », observe la sage-femme Rachel Halimi. Elle constate toutefois que les futures mamans en pâtissent généralement plutôt vers la fin de la grossesse car le bébé bouge, la femme est plus fatiguée, n’arrive pas à trouver sa position, son ventre est plus lourd, etc. Cependant, « il y a des femmes qui, dès le tout début de la grossesse, savent qu’elles sont enceintes car elles perdent le sommeil, sont réveillées à 3 heures du matin toutes les nuits sans qu’il n’y ait d’explications logiques, c’est simplement hormonal »,constate-t-elle.

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Grossesse et insomnie : quelles sont les causes ?

Les insomnies durant la grossesse sont très fréquentes. D’ailleurs, une femme enceinte peut souffrir d’insomnies lors d’une grossesse et pas durant la suivante. Néanmoins, il convient de distinguer deux types d’insomnies :

  • Les insomnies dites physiologiques

Elles sont liées à la grossesse et d’origine hormonale. « C’est un phénomène normal » rassure Rachel Halimi « même si ce n’est pas forcément facile et évident pour les futures mamans de vivre avec des insomnies ». Ces maux physiologiques de la grossesse pourraient même aider à préparer les mères au futur rythme qu’elles auront lors de la naissance de leur bébé puisque, comme le détaille la sage-femme « ces insomnies créent un état d’hyper vigilance qui les préparent aux réveils nocturnes qu’elles auront à vivre ».

  • Les insomnies provoquées par l’angoisse de l’accouchement

Celles-ci sont plus inquiétantes. Au fur et à mesure de la grossesse, la femme enceinte devient plus fragile psychologiquement, vulnérable. Des angoisses peuvent alors remonter à la surface et se traduire par des insomnies. Certaines futures mamans appréhendent l’accouchement et la maternité au point de ne plus fermer l’œil. Dans ce cas, Rachel Halimi estime important « d’instaurer une prise en charge psychologique, un espace de parole où la femme va pouvoir extérioriser, évacuer ses angoisses ».

La faim peut-elle être responsable des insomnies pendant la grossesse ?

« La faim n’est pas une raison expliquant une insomnie durant la grossesse », assure la sage-femme. En revanche, même si l’on peine à se rendormir, mieux vaut ne pas succomber aux fringales nocturnes, au risque d’en prendre l’habitude et de se réveiller ensuite les autres nuits pour aller grignoter. De même, le soir, elle conseille de privilégier un repas léger, pas trop tardif pour une meilleure digestion allant souvent de paire avec un bon sommeil. Garder une activité physique, notamment après les repas pour faciliter la digestion, est également préconisé.

Grossesse et insomnie : comment gérer le mal de dos ?

Parmi les causes pouvant empêcher les futures mamans de bien dormir, les douleurs lombaires ou ligamentaires sont souvent pointées du doigt. Deux maux également typiques de la grossesse. Il est alors nécessaire de les traiter afin de soulager la femme enceinte et l’aider à mieux dormir.

 

Grossesse et insomnie : les reflux en cause ?

Si les nausées sont fréquentes en début de grossesse, « elles surviennent rarement la nuit », explique Rachel Halimi. En revanche, on peut souffrir de reflux nocturnes qui empêche de dormir. Des traitements peuvent alors être administrés pour soulager ces reflux gastro-oesophagiens.

En cas d’insomnie pendant la grossesse, peut-on demander un arrêt de travail ?

Lors des visites de suivi de grossesse, la sage-femme ou le gynécologue-obstétricien interroge toujours la future maman sur son sommeil. La raison ? « Si la patiente ne dort pas bien la nuit et qu’elle doit travailler 12 heures par jour, se montrer très performante en journée, ça va être compliqué pour elle », note la sage-femme. Cela risque d’engendrer un cercle vicieux en alimentant encore plus ses angoisses, son stress et impacter son sommeil. En outre, Rachel Halimi estime que notre rythme de vie souvent effréné ne convient pas à la femme enceinte :« on vit dans une société où les femmes enceintes restent très actives, travaillent beaucoup, ont parfois d’autres enfants à gérer, ce n’est pas toujours adapté au rythme de la femme enceinte qui a besoin de journées plus calmes ». Certaines femmes enceintes peuvent alors se sentir très vite dépassées, en burn-out. Dans ce cas, explique-t-elle, « un arrêt de travail peut être proposé à la future maman afin qu’elle puisse se reposer et récupérer ».

Faut-il faire une sieste la journée en cas d’insomnie ?

Si la femme enceinte peut se reposer un peu en journée ou qu’elle n’a pas un travail trop prenant, souffrir d’insomnies la nuit n’est pas très grave. D’ailleurs, rassure-t-elle « faire une sieste en journée n’impacte pas spécialement le sommeil. Au contraire, le sommeil appelle le sommeil, faire une sieste peut donc aider à se détendre et à mieux dormir la nuit ». D’autant que la femme enceinte, notamment les trois premiers mois de la grossesse, a besoin de plus de sommeil, elle est dans un état d’hypersomnie. Une petite sieste est alors bienvenue.

Grossesse et insomnie : quelles sont les méthodes alternatives « douces » ?

Il existe aussi plusieurs méthodes alternatives douces susceptibles de vous aider à vous relaxer et à mieux dormir durant la grossesse : yoga prénatal, sophrologie, hypnose, acupuncture ou encore homéopathie. A vous de voir la pratique qui vous conviendra le mieux.

Insomnies pendant la grossesse : une prise en charge psychologique

Enfin, si rien ne fonctionne et que vous vous sentez en détresse du fait du manque de sommeil, votre médecin, sage-femme ou gynécologue pourra vous adresser à un psychologue ou psychiatre afin qu’il identifie l’origine de ces insomnies et instaure, éventuellement, un traitement médical. L’idée : casser le rythme instauré et que la future maman retrouve un bon sommeil avant la naissance de bébé.

Insomnies durant la grossesse : quelles conséquences ?

Souffrir d’insomnies importantes durant la grossesse et les laisser s’installer sans réagir peut parfois avoir des conséquences après la grossesse. En effet, accumuler un manque de sommeil peut favoriser une dépression post-partum. Toutefois, note la sage-femme « pour certaines, l’accouchement va au contraire les libérer ». En effet, la confrontation au bébé réel et l’accouchement passé les libère d’un poids. Enfin, pondère-t-elle « si une insomnie non traitée ne va pas forcément avoir de conséquences somatiques, plus la femme se sent bien dans sa tête et dans son corps, plus la grossesse va se développer de manière harmonieuse ». Or, mieux on dort et moins on est sujette au stress.

Grossesse et insomnie : est-ce le signe que le travail commence ?

Comment soigner les hémorroïdes après l’accouchement?

Comment soigner les hémorroïdes après l’accouchement?

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Avec au moins 20 % des jeunes mamans concernées par les hémorroïdes après l’accouchement, le phénomène n’est pas à prendre à la légère. Cause, traitement et astuces pour soigner les hémorroïdes après la grossesse, on fait le point avec Rachel Halimi, sage-femme.

Après l’accouchement, la magie de la naissance laisse place à divers maux dont certains particulièrement désagréables, comme les tranchées (la rétractation de l’utérus), les douleurs liées aux montées de lait ou encore la (ré)apparition des hémorroïdes. Un ensemble de troubles dont il ne faut jamais hésiter à parler avec les professionnels de santé.

Pourquoi peut-on souffrir d’hémorroïdes après l’accouchement ?

Hémorroïdes et maternité sont étroitement liés. Il est ainsi fréquent d’en souffrir pendant la grossesse, du fait des constipations répétées, de l’imprégnation hormonale et de la modification du retour veineux, bouleversé par le poids pris et le volume grandissant de l’utérus.

Pendant l’accouchement, la poussée favorise l’extériorisation d’une partie de nos hémorroïdes. Ils se retrouvent alors étranglés par le sphincter anal provoquant par la suite des douleurs, voire des saignements au moment des selles. Mais la poussée de délivrance n’est pas la seule source d’hémorroïdes externes. Ces dernières étant criblées de récepteurs hormonaux mis à rude épreuve durant la grossesse, leur tissu de soutien n’est plus capable d’assurer sa fonction.

« Les hémorroïdes peuvent se déclencher pendant la grossesse et/ou après. Les futures mamans qui en souffrent redoutent souvent l’accouchement » confirme Rachel Halimi, sage-femme.

 Rassurante, elle précise cependant que les douleurs ds contractions utérines lors de l’accouchement ne sont pas renforcées par la présence d’hémorroïdes, « ce n’est pas corrélé ». Quant à la crainte de voir les hémorroïdes ressurgir lors d’une seconde grossesse, lorsqu’on y a été sujette lors d’une grossesse précédente, elle peut être apaisée. « Il existe un risque de récidive lors des grossesses ultérieures. Mais on peut très bien avoir eu des hémorroïdes très douloureux pendant la première grossesse et absolument pas pendant la deuxième » confirme l’experte.

Comment soigner les hémorroïdes post accouchement ?

Pour guérir les hémorroïdes, différentes solutions peuvent être envisagées, selon leur intensité et la durée de leur présence. Ainsi, on retrouve :

  • les traitements par voie orale, comme les antalgiques et les vénotoniques (type Daflon) améliorent le flux veineux renforcent la paroi des veines. Pendant l’allaitement, les AINS (anti-inflammatoire non stéroïdien) comme l’Ibuproféne peuvent être utilisés avec prudence pendant une courte durée. Des antalgiques plus puissants, avec des dérivés morphiniques (opiacés), peuvent aussi être prescrits aux futures mamans qui n’allaitent pas.
  • les traitements locaux, sous forme de crèmes ou de suppositoire avec ou sans anesthésique local, avec ou sans corticoïde, calment l’inflammation locale et protègent la paroi du canal anal. S’ils ne sont pas curatifs, ils soulagent la douleur.

En parallèle, il est nécessaire de limiter les pressions sur la zone intime en portant des vêtements amples, et d’utiliser des produits lavants doux,

La nuit, il peut être appréciable de laisser le périnée à l’air libre, en mettant une alèse sur le matelas. Cela évite, là encore, toute pression sur la zone intime, assure un meilleur confort, et favorise la cicatrisation d’une éventuelle déchirure périnéale.

Certains praticiens recommandent également de porter des bas de contention. Si leur effet sur les hémorroïdes est discuté parmi le personnel soignant, cela ne peut toutefois qu’être bénéfique au corps, puisqu’aidant au retour veineux.

Parmi les recettes de grand-mère les plus courantes pour apaiser les hémorroïdes, on retrouve celle qui consiste à faire des bains d’eau et de Dakin après la selle. Une idée étonnante pour Rachel Halimi « cela me paraît étrange, car le Dakin est un antiseptique. En revanche, on peut recommander d’appliquer de la glace dans un gant pour refroidir et apaiser la zone, et notamment les oedèmes, souvent présents au niveau du périnée au côté des hémorroïdes, post accouchement. » Notre experte rappelle également qu’en cas d’échec des traitements proposés par la sage-femme ou le médecin généraliste, il ne faut pas hésiter à prendre rendez-vous avec un proctologue. Ce spécialiste pourra alors prescrire un traitement encore plus adapté, quitte à envisager une chirurgie si cela est nécessaire.

Combien de temps peut durer une crise hémorroïdaire après-accouchement ?

En reprenant progressivement sa forme, le vagin peut accentuer les douleurs intimes. Après 30 jours, tout est censé rentrer dans l’ordre. Mais constipation et hémorroïdes sont deux mots qui vont de pair et il est bien rare qu’une femme qui ait des hémorroïdes et ne soit pas constipée. « Après l’accouchement, il y a souvent une appréhension à retourner à la selle. Tout est perturbé au niveau du transit. Or, le traitement principal quand on souffre d’hémorroïdes, et de tout faire pour éviter la constipation » explique Rachel Halimi, avant de poursuivre : « On n’ose pas assez le dire, mais pour laisser le périnée au repos, et ne pas forcer après l’accouchement, il ne faut pas hésiter à prendre des laxatifs de manière continue, sans culpabilité. Car ce qui fait que les hémorroïdes ressortent, c’est certes la constipation, mais aussi le fait que les femmes poussent longtemps. » Un levier de soulagement qui s’adresse à toutes les jeunes mamans, y compris à celles qui allaitent, l’allaitement n’empêchant pas la prise de laxatif dans un temps limité, le temps que tout rentre dans l’ordre.

Quelles activités pratiquer en cas d’hémorroïdes après l’accouchement ? 

Une veine qui dilate, c’est une veine qui est ou a été comprimée par quelque chose, le cas échéant par le bébé. Or, si une femme reste trop longtemps debout ou assise, sans être dans une dynamique de marche, cela accentue la compression vers le périnée et les hémorroïdes. Il convient donc de ne surtout pas rester plusieurs heures dans l’une de ses situations.

« Les hémorroïdes, c’est un problème de retour veineux, et l’on sait qu’en post-partum, il y a un problème hormonal mais aussi un problème statique. Une femme qui vient d’accoucher, on ne peut pas lui recommander d’aller marcher 1 heure pour activer sa circulation sanguine. Marcher et nager, cela aide, mais ce n’est pas possible au sortir de l’accouchement, il faut attendre un peu » conseille la sage-femme.

La thrombose hémorroïdaire externe après l’accouchement

La circulation sanguine étant perturbée pendant la grossesse, elle rencontre des difficultés dans les coussinets hémorroïdaires, où un caillot de sang peut alors se former. C’est ce que l’on appelle la thrombose hémorroïdaire, une pathologie fréquente après l’accouchement, favorisée par la difficulté à évacuer les selles et, un accouchement tardif.

Dans une parution publiée sur son site, la Société Nationale Française de Proctologie explique également qu’un gros bébé (du fait de la pression importante exercée) et une phase de poussée trop longue pendant l’accouchement, sont des facteurs de thrombose hémorroïdaire externe. Elle relate également qu’une césarienne réduit à 4 % le risque d’en développer une, quand un accouchement par voies basses affiche un taux de 20 %. Un point que Rachel Halimi, tient à préciser et rappelant qu’une césarienne n’amène pas d’immunité aux problèmes proctologiques et sexuels. « Il est possible de développer des hémorroïdes malgré une césarienne. D’une part, parce que certaines femmes ont une césarienne en urgence, pendant le travail, ce qui signifie qu’elles ont eu le bébé appuyé, créant une pression, ce qui était également le cas tout au long des neuf mois. De plus, elles peuvent souffrir de constipation, ce qui peut tout à fait arriver après une césarienne. » Prudence donc, face aux césariennes de convenance, qui ne sont pas sans conséquence pour le corps.

Les hémorroïdes sont transitoires et se soignent, à condition d’en parler. Aussi est-il important de garder en tête qu’il n’y a aucune honte à en souffrir, et à en faire part à ses spécialistes, afin de trouver au plus vite des traitements adaptés.

 
Mon projet de naissance

Mon projet de naissance

 

Vous avez des attentes, des souhaits pour ce jour tant attendu mais vous ne savez pas qui sera présent à votre accouchement.  Alors comment transmettre vos demandes à l’équipe médicale ?

En créant un projet de naissance !

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Cet écrit rédigé par vous même et votre conjoint est tout simplement un moyen de transmettre vos souhaits au personnel de la maternité pour le bon déroulement de votre accouchement, du pré-travail aux suites de couches.

Position de la maman, présence ou pas du papa, péridurale… Tout y est inscrit. Les soignants vont ainsi adapter leur pratique en fonction de ce que vous souhaitez.

 

L'idée est que vous viviez pleinement et de manière personnalisée ce 
moment précieux et intime de votre vie.

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1 – BIEN VOUS INFORMER SUR LE DÉROULEMENT D’UN ACCOUCHEMENT : LES RESSENTIS, LES ÉTAPES…

Comment pouvez-vous savoir ce qui est important à vos yeux si vous ne savez pas  comment se déroule un accouchement ? 

En ayant une réelle compréhension de ce que vous allez traverser, vous pourrez formuler des besoins clairs ! 

Cet éclairage sera notamment apporté lors de ces temps d’échange précieux de préparation à la naissance. 

 

Voici par exemple quelques critères que vous pouvez spécifier concernant votre accouchement :

  • La relation avec le corps médical, du type : « Nous souhaitons que chaque geste, chaque intervention nous soient clairement expliqués et que rien ne soit entrepris sans nous avoir consultés ».
  • La présence ou non du compagnon lors des différentes étapes de l’accouchement.
  • Souhait ou non de subir une péridurale.
  • Le choix de sa position durant le travail et l’expulsion.
  • Souhait ou non de l’épisiotomie.
  • Souhait ou non de sortir seule son bébé une fois que les épaules sont dehors.
  • Souhait ou non d’allaiter au sein l’enfant dès la naissance.
  • Souhait ou non que le cordon ombilical soit coupé par le compagnon…

2 – OUBLIER LE COPIER-COLLER SUR GOOGLE !

 

Vous pouvez vous inspirer sur internet afin de voir un peu la forme que cela peut prendre. Mais évitez de faire un copier-coller sur GOOGLE.

Parce que votre accouchement, c’est VOTRE moment à vous !

Personne ne peut savoir mieux que vous ce qui vous tient à cœur pour ce jour aussi intime. Il s’agit d’une véritable réflexion sur votre histoire, vos envies, votre relation à l’enfantement, votre couple, vos besoins.

Votre projet de naissance doit être individuel.

 

 

 

3 – CHOISIR UN FORMAT COURT ET EFFICACE

 

Votre message doit être clair, efficace, simple, rapide à consulter.

 

Si ça tient sur UNE SEULE page, c’est PARFAIT !

 

N’oubliez pas, comme vous aurez au préalable échangé avec le personnel de la maternité sur leurs  leurs habitudes, vous ne serez pas obligée de tout noter car vous serez forcément en adéquation sur une partie des protocoles (et si ce n’est pas le cas, je vous invite à envisager une autre structure, même si c’est un peu plus loin de chez vous…).

 Je vous conseille de faire des phrases courtes plutôt que de longs paragraphes et de soigner la mise en page. N’oubliez pas que les soignants ont beaucoup de travail en salle d’accouchement et que si ce projet de naissance est trop long avec trop de détails, ils risquent de ne pas le lire en entier.

4 – UTILISER LES VISUELS

 

« Une image vaut mieux que mille mots ».

Pourquoi donc ne pas utiliser des images afin de le rendre plus vivant?

Pictogrammes, dessins, c’est l’occasion de laisser parler votre élan créatif (n’oubliez pas toutefois que votre support doit être clair !)

 

projet de naussanceprojet de naissance

 

5 – DISCUTER AVEC LE PERSONNEL DE VOTRE MATERNITÉ

 

Chaque maternité a ses propres protocoles. Je vous invite donc vivement à dialoguer avec une sage-femme de l’hôpital ou de la clinique que vous avez choisi pour comprendre leur fonctionnement et ainsi vous poser les bonnes questions. C’est en vous reposant sur leurs protocoles que votre projet de naissance prendra tout son sens. Vous comprenez d’autant plus pourquoi le copier-coller sur internet ne tient pas debout…

 

Quand pouvez-vous en parler ?

 

Si vous êtes suivie à la maternité lors de votre grossesse, vous pourrez aborder le sujet lors de vos consultations de suivi de grossesse.

Si vous êtes suivie par une sage-femme libérale ou par votre généraliste, vous avez au moins une consultation de suivi de grossesse à la maternité, en général au 8 ème mois.

Enfin, si vous avez la possibilité de faire une visite des lieux – ce que je vous recommande chaudement, afin de pouvoir vous approprier l’espace en amont ! – n’hésitez pas à poser des questions à ce moment-là.

Bien évidemment, certaines demandes peuvent être rejetées par les soignants s’ils estiment que ce n’est pas assez sécuritaire.

C’est pourquoi il est important de faire au préalable le point sur les pratiques médicales de l’établissement dans lequel vous accouchez et la faisabilité de votre projet de naissance. En effet, une maison de naissance et une maternité de niveau III ne seront pas ouverts aux mêmes demandes. Certains souhaits peuvent vous être refusés selon le lieu où vous accouchez.

Dans la mesure du possible, le personnel tentera de respecter au mieux votre projet de naissance. Si l’accouchement se déroule bien et que ni la maman, ni le bébé sont en danger, le projet sera respecté dans la mesure du possible. Si une césarienne est décidée en urgence ou qu’un transfert est demandé, le projet peut être mis de côté pour la sécurité du nouveau-né et de la mère.

Le document n’a aucune valeur juridique. C’est un accord mutuel entre le couple et le personnel de la maternité. Mais, le projet de naissance répond clairement à l’article L.1111-4 du Code de la Santé publique stipulant qu’aucun acte médical, ni aucun traitement ne peut être pratiqué sans votre consentement libre et éclairé, et que ce consentement peut être retiré à tout moment.

 

 

6 – ATTENTION À LA FORMULATION

 

L’idée d’un projet de naissance, ce n’est pas d’être « contre » les protocoles. Il est logique que si vous listez une série d’injonctions, les sages-femmes se sentiront d’emblée attaquées et l’échange prendra une énergie éloignée de ce que vous recherchez (à savoir, un climat de respect).

Plutôt que d’écrire « Je veux », « il faut »…, je vous invite à émettre des souhaits. Utilisez de préférence les formulations « dans la mesure du possible ».

 

 

7 –     9 MOIS DE REFLEXION

 

Ce projet découle d’un riche échange construit sur la durée. Au fil des mois, tout au long de votre grossesse, votre sage-femme vous accompagne lors de vos séances de préparation à naissance et à la parentalité et/ou lors vos consultations de suivi de grossesse et elle vous aide à murir ce projet.

Le fait d’avoir une équipe très à l’écoute, qui explique ce qu’elle fait, permet à la maman de rester maître des événements. C’est tout l’intérêt du projet de naissance. Il ouvre le dialogue et permet de préparer les choses y compris en cas de complications.

Parce que la préparation d’un projet de naissance ne se décide pas au dernier moment, vous êtes invitée à en parler à votre sage-femme lors de votre suivi de grossesse ou pendant vos cours de préparation à l’accouchement. 

 

8 – UN PROJET NON DÉFINITIF

 

Vous avez donc le droit de changer d’avis ou de le modifier durant votre grossesse, votre travail, votre accouchement et votre séjour en suites de couche. Il peut évoluer à tout moment. D’ailleurs, vous n’aurez probablement pas les mêmes attentes en début de grossesse que le jour de votre accouchement.

DEVENIR PARENTS, C’EST SE LAISSER DES PORTES OUVERTES.

 

9 – LE GRAND JOUR : EMMENEZ-LE AVEC VOUS

 

Bien souvent, vous ne connaitrez pas les membres de l’équipe présente pour votre accouchement. Il est donc important de donner votre projet de naissance aux soignants qui vous accueilleront en salle de naissance, le « grand jour » et de le verbaliser oralement également.

10 – LE PAPA OU L’ACCOMPAGNANT, GARANTS DE VOS SOUHAITS

 

 

L’intérêt du projet de naissance, c’est que vous n’ayez plus à y penser le jour J. Si vous êtes trop dans l’intellectuel, vous ne pourrez pas entrer dans votre bulle. 

Votre compagnon est là pour veiller au respect de vos souhaits, en établissant le dialogue avec les équipes le jour de la naissance. Encore une bonne raison de construire le projet de naissance à deux, en couple !

 

 

 

 

Ne vous sentez pas non plus obliger de faire un projet de naissance. Vous pouvez aussi avoir des souhaits en tête et les verbaliser le « jour J » à l’équipe soignante. En effet, la plupart des femmes ont des attentes communes dont l’équipe obstétricale a bien conscience. Quelle femme souhaiterait vouloir une épisiotomie lors de son accouchement ? Quelle femme souhaiterait être séparée de son enfant à la naissance ? Etc.

 

Il est important d’avoir pleinement confiance en l’équipe soignante qui va vous accompagner pour la naissance de votre enfant. Et heureusement, la plupart des soignants ont à coeur que ce MOMENT reste privilégié.

 

N’oubliez pas que la naissance, c’est laisser place à l’inconnu pour faire connaissance avec votre enfant, cet inconnu familier. C’est accepter de LÂCHER PRISE. Vous ne pouvez pas tout contrôler et une naissance se déroule rarement exactement comme l’on avait prévu. L’acteur principal de cet accouchement reste le BÉBÉ, ce petit homme en devenir dont nous n’avons pas toute maitrise.