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J’ai fait une dépression du post-partum – La Maison des maternelles #LMDM

J’ai fait une dépression du post-partum – La Maison des maternelles #LMDM

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Sophie a 2 enfants, et comme beaucoup de femmes qui n’osent pas forcément en parler, elle a très mal vécu les mois qui ont suivi la naissance de son aîné. La dépression du post-partum est un sujet encore tabou aujourd’hui, difficile d’avouer que l’on se sent incapable de s’occuper de son bébé. Elle s’est inspirée de cette expérience douloureuse pour écrire « La Remplaçante », un récit de reconstruction et de résilience.  Puis Rachel Halimi, sage-femme libérale à Paris, répond aux questions des internautes !

 

La dépression du post-partum est souvent confondue à tort avec le baby-blues alors que ce sont deux états psychologiques totalement différents.
  • Le baby blues est un état tout à fait normal et très fréquent lié à la fameuse « chute hormonale ». Il toucherait environ 80 % des jeunes mères. La mère va vivre une « mini déprime » transitoire. Il est important de souligner que ce mal être ne s’installe pas sur la durée. C’est un état passager qui ne dure pas plus de 15 jours (grand maximum 3 semaines). Et il survient tôt après l’accouchement, entre 2 jours à 3 semaines.

La femme va vivre les montagnes russes émotionnelles. Traversée par une grande labilité émotionnelle, elle passe du rire aux larmes en une minute dans la même conversation. Elle se pose des milliards de questions et doute de ses compétences. Cette véritable crise identitaire comparée à la crise d’adolescence serait une étape saine dans le devenir mère. Cet état n’est donc en rien pathologique.

  • La dépression du post-partum (DPP) est malheureusement trop méconnue alors que c’est un véritable problème de santé publique. Il concerne 10 à 30 % des femmes selon les études. Elle est la première cause de décès maternels du 43e jour à un an après l’accouchement. Le pic de fréquence de la DPP survient à 2-4 mois, et un autre à six mois après l’accouchement. Cela peut correspondre à la fin de l’allaitement, mais aussi à la reprise professionnelle. C’est également l’accumulation du manque de sommeil. Une forme de pression sociétale nous fait croire que c’est le moment où l’on est censé être de nouveau en forme, refaire l’amour, reprendre le travail. 

    La dépression post-partum reste une maladie tabou, largement sous diagnostiquée. L’idéalisation de la maternité entraine un déni collectif et contagieux de ce mal être par l’entourage et les soignants. Dans l’imaginaire collectif, la période qui suit l’arrivée d’un bébé (le « post-partum ») est censée être forcément un moment de bonheur absolu. Les jeunes mères en souffrance et pétries de culpabilité n’osent pas parler de leurs difficultés et s’isolent par peur d’être jugées comme de « mauvaises mères ». Il est important de leur rappeler qu’il n’y a aucune honte à verbaliser des idées négatives et à demander de l’aide. Exprimer ses maux par des mots est essentiel pour rompre la spirale vicieuse et mortifère de cette maladie. En effet, la DPP se soigne très bien. Si elle est prise en charge précocement, elle n’aura pas de conséquences graves sur la santé de la mère et de son bébé.

La DPP associe les symptômes d’une dépression classique – idées noires, ralentissement physique et psychique, absence de plaisir, sentiment d’incapacité, de culpabilité – à d’autres symptômes spécifiques au post partum : difficulté à faire le lien avec son bébé, à s’y attacher, l’impression d’être une mauvaise mère.  Si certaines vont se désintéresser de leur enfant, d’autres seront dans une fusion extrême, tout en ayant le sentiment de ne jamais en faire assez.

Les remèdes de grand-mère contre les crampes nocturnes enceinte dans Magic Maman

Les remèdes de grand-mère contre les crampes nocturnes enceinte dans Magic Maman

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Pourquoi crampes nocturnes et grossesse vont de paire ?

Il est des douleurs reconnaissables entre mille. C’est le cas des crampes, fruit d’une contraction longue, brutale et donc involontaire, d’un muscle. Chez les futures mamans, le phénomène est fréquent, notamment lorsqu’elles dorment. Certaines crampes nocturnes vont ainsi jusqu’à les réveiller plusieurs fois dans une même nuit.

« Il existe plusieurs types de crampes, mais la plupart sont liés aux bouleversements hormonaux de la grossesse, et au manque de magnésium. Cela peut aussi venir des compressions veineuses, sous la pression de l’utérus gravide. Plus gros, il appuie, et a un impact sur la circulation sanguine, ce qui peut aussi causer des crampes » explique Rachel Halimi, sage-femme.

Le manque de magnésium peut en partie s’expliquer par un déficit d’hydratation. Donc même si cela est pénible d’aller aux toilettes 18 fois par jour, n’arrêtez pas de boire pour autant. Mieux vaut encore se rendre aux wc très régulièrement que la douleur d’une crampe. En un mot : buvez !

Le régime anti crampes nocturnes spécial grossesse de nos grands-mères

Un manque de magnésium et, dans une mesure moindre, de potassium, peuvent provoquer des crampes nocturnes et diurnes. Pour y remédier, on trouve parmi les recettes de grands-mères la recommandation suivante : prendre 1 à 2 cuillères à café de miel brun 3 fois par jour. Vous n’êtes pas une amatrice de l’or des abeilles ? Nos aïeules recommandent, à juste titre, le chocolat noir, les légumes verts, le poisson cuit, la banane, les amandes et une partie des produits laitiers autorisés pendant la grossesse.

Notre sage-femme recommande une supplémentation en magnésium, pour éviter toute carence. « Dès le début de la grossesse, je prescris de façon préventive une cure de magnésium, même si cela ne fait pas partie des recommandations de base comme l’apport en acide folique. Souvent, les futures mères pensent qu’elles en ont suffisamment parce qu’elles ont une alimentation équilibrée. Or, c’est un peu comme le fer, le bébé en requiert tellement, que la future maman est carencée. On trouve également du magnésium dans certaines eaux, comme l’eau d’Hépar, que l’on peut boire tous les jours enceinte, d’autant que cela aura aussi un intérêt sur le transit et évitera les soucis de constipation, récurrents enceinte. »

Le savon, astuce de grand-mère contre les crampes nocturnes

Le savon est le remède plébiscité par nos grands-mères contre les crampes nocturnes. L’astuce est de glisser un savon de Marseille ou un savon d’Alep, riche en potasse, au fond de votre lit. Petite variante de cette astuce : frottez les draps avec le savon sec. Nos aïeules recommandent aussi de placer une paire de ciseaux ou encore un aimant sous le matelas pour prévenir les crampes nocturnes. Si cela nous laisse bien perplexes, il est en revanche utile de rehausser le matelas au pied du lit, afin de favoriser le retour veineux. « Je conseille toujours de surélever l’extrémité du lit afin d’éviter les œdèmes et d’activer la circulation sanguine » confirme Rachel Halimi.

Le foulard, astuce de grand-mère contre les crampes nocturnes

Lorsqu’une crampe apparaît, il faut nécessaire d’étirer le muscle pour s’en débarrasser au plus vite. Pour cela, vous pouvez utiliser un foulard ou un traversin (pensez à le poser sur votre table de nuit en amont) que vous maintiendrez des deux mains par les extrémités, avant d’y glisser votre jambe, et de pousser votre pied tout en tirant le tissu vers vous.

Vous pouvez aussi vous lever et, dans la mesure du possible, faire des exercices d’étirements. « Pour les crampes musculaires ou celles liées aux insuffisances veineuses, réalisez des exercices d’étirements, c’est ce qui fonctionne le mieux, et ce, tout au long de la grossesse, si vous êtes en état de le faire. En parallèle, en journée, pratiquer des sports permettant de travailler le drainage lymphatique comme la natation, le yoga, ou le Pilates est d’une grande aide contre les crampes. Et surtout, ne sous-estimez pas le drainage réalisé par un kinésithérapeute (sur prescription) c’est très efficace ! » conseille notre experte sage-femme.

Prévenir les crampes nocturnes enceinte

Il est souvent recommandé de porter des bas de contention pendant la grossesse, afin de prévenir et atténuer les problèmes de retour veineux, et l’effet de jambes lourdes. Toutefois, cela n’est pas utile d’en porter la nuit. En revanche, au réveil, mettez-les avant de vous lever, lorsque vos jambes sont encore en position allongée.

En journée, pensez à bien vous hydrater et à marcher pour éviter toute insuffisance veineuse. Le soir, sous la douche, une jet d’eau froide depuis les chevilles vers les cuisses ne pourra que vous faire du bien. En activant la circulation sanguine, cela limitera les risques de crampe.

Par MagicMaman, Anne-Charlotte Rateau

Accouchement : comment le père peut se rendre utile ? dans Magic Maman

Accouchement : comment le père peut se rendre utile ? dans Magic Maman

Après neuf mois d’attente, bébé arrive enfin ! En tant que papa, vous avez également un rôle majeur à jouer même si vous n’accouchez pas. Comment ? Réponse avec la sage-femme Rachel Halimi.
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Le père, c’est la sage-femme des temps modernes”, s’exclame Rachel Halimi, sage-femme. Voilà qui en dit long sur le rôle qu’il peut jouer pendant l’accouchement. Car même s’il ne porte pas l’enfant, il peut tout de même accompagner la maman au cours des neuf mois de grossesse jusqu’au moment fatidique. “C’est une aventure qui se vit à deux, un vrai travail d’équipe”, souligne-t-elle.

Préparer l’accouchement

Afin que le père puisse aider la maman le jour-J, l’accouchement doit se préparer en amont. “Plus il va être présent lors de la préparation à la naissance, plus ils va trouver sa place le jour de l’accouchement et dans le post-partum”, explique la sage-femme. Pour cela, le papa peut accompagner la mère lors des visites médicales prénatales et lors des séances de préparation à l’accouchement. Une méthode  intéressante de préparation à la naissance à pratiquer en couple est la méthode Bonapace. Elle s’appuie sur le père pour qu’il puisse aider sa femme en réduisant la douleur des contractions par l’utilisation de moyens naturels tels que points de digitopuncture, les massages, les positions confortables, l’utilisations du ballon, etc.

Aider la maman à gérer les contractions

Les fameuses contractions ! Si elles peuvent être particulièrement redoutées par la future maman, elles le sont parfois tout autant par le conjoint. “Cela peut être impressionnant d’être confrontée à une femme qui vit l’intensité des contractions« , concède Rachel Halimi. Elle poursuit : “Il faut désacraliser les contractions.C’est un phénomène tout à fait naturel et normal”. Pour cela, il faut expliquer à l’accompagnant ce qu’il se passe dans le corps de la femme : “C’est bien de donner du sens aux choses. Il faut rassurer le papa, car s’il panique, il va transmettre son stress à la future maman”, indique la professionnelle de santé. Il est très important que le papa  puisse être présent pour accompagner la maman  pendant les contractions puisque c’est lui seul qui va être là toute la première partie du travail à la maison  jusqu’à l’arrivée à la maternité. Pour cela, les parents du futur bébé peuvent en amont pratiquer des exercices de respiration, et apprendre certaines techniques. De cette manière, le père pourra apaiser la mère en souffrance en l’aidant à respirer et en la soutenant corporellement avec notamment certains massages.

Le papa est un peu le coach. Le couple va former une véritable équipe”, affirme la sage-femme.

Le départ vers  la maternité

Les contractions se font de plus en plus fortes et sont de plus en plus rapprochées. C’est l’heure du départ ! Afin d’éviter un maximum de stress le jour du départ pour la maternité, il est préférable d’anticiper le trajet en amont. Par exemple, vous pouvez localiser le lieu où se déroulera l’accouchement. Faire la route une fois avant, peut permettre de tracer un itinéraire, repérer les lieux, voir les endroits où se garer. Cela peut paraître anodin, mais c’est toujours une chose de moins à laquelle penser. Même si certains éléments, comme le trafic ou encore les travaux, ne peuvent pas se prévoir à l’avance, le papa sera beaucoup plus disponible s’il n’a pas à réfléchir au chemin à emprunter. Et c’est toujours sécurisant de pouvoir se projeter un minimum. “C’est souvent le papa qui va gérer le transport. Il ne faut pas voir ce départ d’une manière négative. C’est un peu comme un marathon. Certes, on ne sait pas combien de temps cela va durer mais on connait la ligne d’arrivée : la rencontre incroyable et tant attendue avec votre bébé”, explique Rachel Halimi. Elle donne un autre conseil : “Faire un bon plat de pâtes afin d’apporter de l’énergie à votre corps dont le muscle utérin est entrain d’accomplir un incroyable exploit !”, car c’est bien connu, quand on a le ventre vide, nous ne sommes pas aptes à grand-chose !

Aider la maman pendant l’accouchement

Ça y est, le bébé est sur le point de naître et la maman entre en salle d’accouchement. Pour autant, le père a toujours un très grand rôle à jouer. “Il est essentiel. C’est un vrai soutien physique et psychologique”, insiste Rachel Halimi.

Elle précise : “L’autre parent va être le messager de la mère. Il va pouvoir être là pour rappeler le projet de naissance (dans le cas ou par exemple, la femme souhaite accoucher sans péridurale). C’est un peu le médiateur entre la sage-femme et la maman”.

Au-delà d’être une présence, le papa peut se révéler plus qu’utile au moment de l’accouchement, surtout s’il a été très présent tout au long de la grossesse. Il va pouvoir rassurer la maman, l’accompagner, l’aider à respirer, la soutenir et l’apaiser. Si la mère perd un peu pied suite aux douleurs, il va être un véritable appui.

Le rôle du second parent à la naissance

Le soutien du papa est également primordial au moment de la naissance et dans les heures qui suivent. Lorsque le bébé naît, il peut couper le cordon ombilical. Ensuite, tout comme la maman, il peut faire du peau à peau avec son bébé et créer les premiers liens : “C’est le moment où le conjoint se rend vraiment compte de la réalité du bébé”, explique Rachel Halimi. Lors du séjour à la maternité, il va également avoir un rôle important : celui de filtrer les visites.

C’est un peu le protecteur de la bulle de sérénité, qui se compose de la maman du bébé et de lui. Il va être là pour prendre soin de la maman et la sécuriser. Avec la chute d’hormones, c’est un moment où elle est très vulnérable”, détaille la professionnelle.

Des parents de plus en plus impliqués durant la grossesse

Depuis quelques années, Rachel Halimi remarque que le papa est de plus en plus impliqué dans la grossesse de la future maman. D’ailleurs, les périodes de confinements ont renforcé cette tendance : “Durant la pandémie, le papa était plus présent grâce au télétravail ou au chômage partiel. Sur cet aspect, la crise sanitaire a eu certains effets positifs au niveau de la maternité ”, constate la sage-femme. Les conjoints ont pris plus de temps pour se renseigner et se préparer pour l’accouchement et la naissance. Ils pouvaient facilement assiter aux rendez-vous par Teams ou Zoom, tout en restant en télétravail, s’informant ainsi sur des sujets comme l’allaitement. Comme le dit Rachel Halimi : “C’est très important pour la maman de savoir qu’elle n’est pas seule dans cette aventure. Le papa est un peu l’allié de ce moment”. Elle regrette une seule chose : que toutes les maternités ne proposent pas au père de dormir sur place.

Article publié dans Magic Maman par Clémentine Thiney

Suites de couche : « on ne m’avait pas préparé »  dans la Maison des maternelles #LMDM#

Suites de couche : « on ne m’avait pas préparé » dans la Maison des maternelles #LMDM#

Suites de couche : « On ne m’avait pas préparée »

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Dans son cabinet, la sage-femme Rachel Halimi reçoit des femmes qui viennent témoigner et échanger sur leur post-partum, pas toujours évident.

« On a un corps endolori, des cicatrices, on saigne… Plein de choses auxquelles on ne s’attendait pas. C’est vraiment la mauvaise surprise. » : ce témoignage d’une jeune maman est loin d’être anodin et isolé. Dans le cabinet de Rachel Halimi, sage-femme, elles sont aujourd’hui une petite dizaine de jeunes femmes à témoigner de leurs suites de couche. Ludivine, maman de Leroy, 7 mois, n’avait pas anticipé et a très mal vécu les saignements post-accouchement :

« On ne m’avait pas préparé sur le fait qu’on pouvait perdre des caillots de sang et j’ai donc eu l’impression de perdre quelque chose de moi. »

Des parcours traumatisants

Pour Ami, maman de Philomène, 2 mois, l’état dans lequel elle a retrouvé son corps a été traumatisant :

« J’avais des point de sutures… J’avais l’impression que j’avais été tabassée en bas. »

Daria, elle aussi maman d’une petite fille de 2 mois, a mis 8 semaines à se remettre psychologiquement et émotionnellement de tous ces bouleversements :

« J’étais un peu… je dirais à fleur de peau, plutôt qu’écorchée vive. C’est un peu plus poétique… »

Rachel Halimi, sage-femme, organise des temps d’échanges et de paroles entre mamans pour mieux comprendre le post-partum. Ces rencontres sont indispensables pour la professionnelle de santé qui constate, dans son quotidien, que les suites de couche sont une étape difficile pour les mamans :

« Le congé maternité ce n’est pas des vacances, c’est un temps de convalescence, un temps thérapeutique pour que la femme se refasse une santé. Ce n’est pas un temps de bonheur absolu avec un bébé, où on est à la maison comme si on était en vacances. Non ! C’est épuisant. C’est éreintant. Je pense donc qu’il faut que les femmes aient d’avantage d’aide. »

L’importance d’être soutenue

Elle-même, malgré son expérience professionnelle, a mal vécu son post-partum et a réussi à être surprise :

« On a beau donner aux autres mamans l’information, je crois qu’il faut vivre et ressentir les choses dans son corps pour pouvoir mieux appréhender. J’avais beau être sage-femme et voir des patientes tout le temps, je savais ce qu’était des tranchées mais cela a été très différent de les vivre dans mon corps. »

La sage-femme milite pour que le post-partum soit pris plus au sérieux :

« Pour pouvoir s’occuper de quelqu’un, il faut être soi-même en forme et avoir la tête sur les épaules. Et de temps en temps on est pris dans un engrenage, dans un tourbillon avec son enfant. Il se fatigue et l’on se fatigue. Ce qui amène, au final, à des dépressions du post-partum ou d’autres choses. Ce qui est dommage. Car si l’entourage, que ce soit le papa, le coparent, ou les soignants disent « stop, maintenant il faut prendre soin de vous », cela pourrait éviter ces dépressions. »

La rédaction de La Maison des Maternelles

Les « interdits » de la grossesse dans la maison des maternelles LMDM

Les « interdits » de la grossesse dans la maison des maternelles LMDM

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Pendant la grossesse, la future maman doit adapter son mode de vie car certains produits ou comportements peuvent être nocifs pour le bébé à naître. Mais entre les recommandations officielles et les conseils des proches, les femmes enceintes entendent parfois tout et son contraire. Qu’est-ce qui est véritablement interdit pendant la grossesse ou simplement déconseillé ? Et pour quelles raisons ?

 

Pour nous éclairer ce matin, nous recevons :

  • Rachel Halimi, vous êtes sage-femme libérale à Paris. Merci de venir répondre aux nombreuses questions de nos téléspectatrices.

 

 

Peut-on rappeler les grands interdits alimentaires de la grossesse ?

Les deux maladies alimentaires infectieuses à prévenir sont la listériose et la toxoplasmose. Si la future maman n’est pas immunisée contre la toxoplasmose, il faut faire attention à la viande crue. La cuisson de la viande est importante et elle doit être bien cuite à cœur. Il faut également bien laver les fruits et légumes et avoir une attention toute particulière pour les fruits et les légumes les plus en contact avec la terre. Pour prévenir la listériose, Il faut aussi éviter la charcuterie, le saumon fumé, les fruits de mer crus, le tarama, surimi et les fromages à pâte molle au lait cru. Et bien sûr, pas d’alcool.

 

 

Mélanie (« Je suis enceinte de 17 semaines et je suis immunisée contre la toxoplasmose. Qu’est-ce que cela change au niveau alimentaire ? »)

Si on est immunisée contre la toxoplasmose, il reste le risque lié à la listériose mais ce n’est pas tout à fait les mêmes restrictions. On retrouve cette bactérie dans nos bons produits artisanaux vendus à la coupe chez notre traiteur ou au marché. Il faut se méfier de tous les produits à durée de conservation longue dont la chaine du froid peut avoir été rompue à un moment. Il faut se poser la question de comment le produit acheté a été conservé. Est ce que sa traçabilité est sure. Tout se joue dans la provenance des produits. Il faut faire particulièrement attention aux pâtés, rillettes et aux fromages à pâte molle au lait cru qui sont les produits les plus à risque d’être contaminés par la listeria.

 

 

Qu’en est-il de la charcuterie ou du saumon fumé sous vide ou encore des sushis surgelés. Sont-ils possibles pendant la grossesse ?

Les avis sont contradictoires concernant cette question. Il y’ a moins de risque à manger des produits emballés sous vide car la traçabilité de ces produits est plus sure. En effet, avec le renforcement des mesures d’hygiène alimentaire et des contrôles sanitaires de la filière agroalimentaire, la listériose est de plus en plus rare. Mais j’ai lu récemment dans la presse que des lots de saumons fumés sous vide contaminés par la listeria avait été retirés des rayons de nos grandes surfaces. En effet, la listériose est une maladie à déclaration obligatoire. Et en général, les médias nous informent très rapidement des produits contaminés et retirés du marché et cela le plus souvent avant la consommation de ces produits à risque. Donc si on veut prendre zéro risque, on évite également la charcuterie et le saumon fumé sous vide.

Pour les sushis surgelés, si le poisson a été congelé au préalable dans de bonnes conditions d’hygiène, on peut le consommer sans problème.  Le poisson ne doit pas avoir été déjà congelé au préalable.  On doit également être sure de la provenance (établissement reconnu) et de la fraicheur du poisson acheté. Il faut conserver le poisson cru immédiatement après achat au congélateur. Et il doit être congelé au moins 7 jours à moins 17°C dans un congélateur domestique avant sa consommation.

 

Maï-Li : (« Est-ce qu’on peut manger de la charcuterie ou du fromage au lait cru quand on les fait cuire ? Comment savoir si on l’a fait cuire assez longtemps et avec quel mode de cuisson ? »)

Si on fait cuire, il n’y a plus de problème. La listéria est détruite par la cuisson. Donc pas de problème pour les raclettes ! Concernant la charcuterie (bacon, lardons..), il n’y a pas de souci non plus si celle-ci est bien cuite également. En effet, c’est le principe de la pasteurisation, la cuisson à haute température, à plus de 70°C pendant un certain temps qui permet de détruire la bactérie de la listeria.

 

Maeva : « Les interdits alimentaires sont différents d’un pays à l’autre. En Angleterre et au Japon, le poisson cru n’est pas interdit. En Belgique, tout fromage au lait pasteurisé peut être mangé. Je sais qu’il s’agit d’une balance bénéfice risque mais en France, ne prend-t-on pas trop de précautions ? »

Je suis entièrement d’accord. A l’heure actuelle, tous ces interdits alimentaires sont particulièrement anxiogènes et culpabilisants. Il ne faut pas infantiliser les femmes. L’alimentation doit rester un plaisir ! Bien sûr, les répercussions de la listériose ou de la toxoplasmose sur l’enfant à naître sont importantes. La toxoplasmose peut engendrer des séquelles graves (troubles visuels, séquelles neurologiques) particulièrement le premier trimestre de la grossesse. La listériose se traduit par des symptômes un peu comme une grippe et peut engendrer des accouchements prématurés et des infections néonatales sévères. Donc il ne s’agit pas de faire n’importe quoi. Mais je pense qu’on angoisse un peu trop les femmes en allongeant abusivement la liste des interdits. Selon moi, il faut surtout vérifier la qualité de ce qu’on mange pour éviter les risques alimentaires. C’est une histoire de bon sens.  Hippocrate, disait déjà il y’ a des siècles : « que ton aliment soit ta seule médecine ». Cet adage est plus que jamais d’actualité. Il est essentiel de réfléchir à ce que l’on mange car nos cellules sont faites de ce que nous mangeons. Celui qui mange bien sera en bonne santé. Les aliments sont source de vie mais ils peuvent aussi compromettre la vie.

 

Chloé (« Je suis enceinte de 19 semaines et immunisée contre la toxoplasmose mais ma gynécologue me dit que je peux être réinfectée et que je dois faire comme si je n’étais pas immunisée notamment avec mon chat et sa litière. Dans ce cas, pourquoi parle-t-on d’immunité ? »)

 

Il n’existe pas de réinfection à la toxoplasmose. Si en début de grossesse, la femme est immunisée contre la toxoplasmose, elle a une immunité protectrice à vie. Elle n’a donc plus de précautions particulières à adopter pour prévenir la toxoplasmose. Par contre, il existe des risques de réactivation au CMV, une infection qui peut entrainer des malformations foetales si on le contracte au premier trimestre de la grossesse et que l’on peut attraper par le contact de la salive, des urines, des sécrétions nasales et des larmes d’un enfant, particulièrement les enfants de moins de 3 ans. J’en profite d’ailleurs pour rappeler qu’enceinte, il faut bien se laver les mains après avoir changé son enfant ou après l’avoir mouché.

 

En dehors de l’alimentation, y a-t-il d’autres précautions à prendre pour éviter la toxoplasmose ou la listéria (Chloé parlait de la litière du chat…) ?

 

Pour la toxoplasmose, déléguez la corvée du nettoyage de la litière du chat, mettez des gants quand vous  jardinez et lavez vous bien les mains après avoir touché de la terre. En effet, on retrouve ce parasite dans la terre et les excréments des chats. Pour prévenir la listéria, il est recommandé de laver son réfrigérateur régulièrement, de nettoyer les ustensiles qui ont été au contact d’aliments crus, de se laver les mains avant de préparer un repas…Encore une fois, tout cela est une question de bon sens.

 

 

Pauline : « 2 jours avant de faire mon test de grossesse, j’ai eu un diner au cours duquel j’ai consommé sans modération produits crus, alcool et autres aliments déconseillés pendant la grossesse. Aujourd’hui, je suis rongée par l’angoisse d’avoir commis des dommages irréparables sur le fœtus… »
Est-ce qu’on peut rassurer cette maman, en tout début de grossesse, il n’y a pas de risque ?

Cette situation est très fréquente et peut naturellement susciter de l’inquiétude chez la future maman mais il faut se déculpabiliser et se rassurer. Lors des deux premières semaines de divisions cellulaires suivant la fécondation, l’embryon n’est pas encore implanté dans l’utérus.

La nidation (l’implantation de l’embryon dans l’utérus) a lieu 7 à 12 jours après la fécondation et le risque serait donc minime. Au 12e jour, l’embryon est complètement enfoui dans l’endomètre. La nidation peut provoquer des petits saignements qui peuvent être confondus avec des règles de faible abondance. Ce phénomène, appelé « règles anniversaires » se produit 28 jours après le début des dernières règles : les saignements peuvent alors laisser croire à un « cycle normal » et faire passer la grossesse inaperçue. 

Mais attention dès que votre test de grossesse est positif, la femme enceinte doit arrêter toute consommation d’alcool et adopter les bonnes précautions alimentaires.

 

Concernant la consommation d’alcool, tout le monde n’est pas d’accord : pour certains professionnels, c’est la tolérance zéro alors que d’autres sont plus modérés. Qu’en est-il vraiment ?

Je suis assez intransigeante sur la consommation d’alcool. Il est trop difficile de définir la quantité minimale d’alcool toxique pour le bébé. Dans le doute, mieux vaut s’abstenir. C’est Zéro alcool. C’est le message simple à retenir. L’alcool passe totalement la barrière placentaire : tout ce que vous buvez, votre bébé le boit également. N’oublions pas que l’alcool est la première cause d’handicap mental non génétique.

 

Pour le tabac, c’est la même intransigeance que pour l’alcool ?

Il ne faut pas se laisser « enfumer par l’entourage ». Je suis opposée au discours selon lequel il vaut mieux fumer une cigarette plutôt que d’être stressée. Je ne vais pas culpabiliser la femme pour autant mais on ne peut pas dire que la cigarette n’est pas grave.  On sait que le tabac est nocif pour la santé de la mère et celle de son bébé. Le tabac fait vieillir prématurément le placenta et est responsable de bébé de petits poids… C’est donc dans l’intérêt de la femme d’arrêter ! Mais il faut se faire accompagner pour un sevrage tabagique complet car le sevrage tabagique peut être très difficile. Il existe plein de méthodes très efficaces pour aider au sevrage comme l’acupuncture, l’hypnothérapie. Le conjoint aussi peut en profiter pour arrêter ! C’est le moment d’adopter de bonnes habitudes de vie à deux. En voyant les efforts du papa, la mamans décuplera les siens.

 

 Dodie : « On sait que l’alcool est mauvais pendant la grossesse. Mais qu’en est-il du gel hydroalcoolique qu’on utilise aujourd’hui à longueur de journée ? Est-ce que cela peut être nocif pour le bébé ? »

Aucun élément inquiétant n’a été signalé concernant l’utilisation du gel hydro-alcoolique. Cela dit, quand vous avez le choix, si vous êtes à proximité d’un point d’eau, mieux vaut privilégier le lavage des mains avec savon. Sinon pas de souci pour le gel sachant que l’hygiène des mains est importante particulièrement en ce moment pour prévenir l’épidémie du covid 19.

 

 

Concernant la pharmacologie, comment savoir quel médicament ou quel vaccin peut être utilisé ou non pendant la grossesse ?

D’une manière générale, il faut faire attention à l’automédication. Et quand on prend un traitement médicamenteux, il faut demander conseil au préalable à un prescripteur qui a l’habitude de soigner des femmes enceintes. En cas de doute, consultez le site d’information, le CRAT (SYNTHÉ : lecrat.fr) qui répertorie par pathologie et par classe de nombreux médicaments autorisés ou pas pendant la grossesse.

 

Lise (« Je suis enceinte de 3 mois ½ de mon 2ème enfant. Je me pose une question concernant les cosmétiques. J’utilise exclusivement des cosmétiques bio qui contiennent souvent des huiles essentielles. Faut-il tous les bannir ? Ou y a-t-il des tolérances selon si c’est industriel ou artisanal ou selon les produits ? »)

Depuis quelques années, le marché des huiles essentielles a le vent en poupe. En effet, de plus en plus de personnes souhaitent se soigner par des méthodes douces. Dans de nombreux pays, l’aromathérapie est pratiquée pour traiter de manière naturelle les maux de la grossesse et ce quelque soit le terme de la grossesse.  Les huiles essentielles sont dotées d’un très grand nombres de composants chimiques qui leur confèrent leurs différentes propriétés thérapeutiques mais aussi leur éventuelle toxicité.

Il est vrai que certaines huiles essentielles (HE) sont à proscrire pendant la grossesse. Les HE ( = produit odorant de composition complexe obtenu à partir d’une matière végétale = liquide concentré de composés aromatiques) par leur nature chimique ont la capacité de traverser la barrière placentaire. Le risque de toxicité de l’HE dépend essentiellement de sa composition et de sa concentration dans le sang.

Donc tout est une question de dosage. La toxicité des huiles essentielles provient de son dosage. Il faut toujours bien respecter une dilution appropriée des HE. La quantité effective d’HE qui passe la barrière placentaire lors d’une application cutanée diluée à 3% est minime. Dans cette proportion, il n’y a pas de risque pour le bébé. Par principe, demandez toujours un conseil médical avant l’utilisation d’une HE. Vous pouvez vous adresser à un aromathérapeute compétent, le spécialiste des HE. Préférez les HE de bonne qualité, certifiées biologiques, vendues en parapharmacie ou en pharmacie.

 

Voici quelques précautions simples concernant l’utilisation des HE :

  • Évitez la voie orale et préférez la voie cutanée ou aérienne
  • Si vous utilisez un diffuseur, ne pas dépasser 15 minutes 2 à 3 fois par jour
  • Évitez les HE les trois premiers mois de grossesse par précaution
  • Évitez les HE riches en cétone et en phénol
  • Évitez l’application cutanée sur la zone abdominale, la poitrine et la région dorso-lombaire
  • Lors d’une application sur la peau,  respectez bien la dilution de 3% de l’HE dans une huile végétale

Nul besoin de céder à l’angoisse et de jeter tous ses produits de beauté. Les produits vendus en parapharmacie, reconnus par les dermatologues, ne doivent pas inquiéter les femmes.

Il faut aussi se méfier car certains produits biologiques peuvent être très allergisants et ils peuvent entrainer des réactions allergiques, notamment des urticaires. Dans ce cas, il faut arrêter de les utiliser.

La grossesse est le moment idéal pour simplifier ses habitudes dans la salle de bain. Pas besoin d’utiliser 6 crèmes différentes ! Mieux vaut diminuer le nombre de produit utiliser et prendre des produits de bonne qualité. Pour les usages courants (cosmétiques,lessives, savons, produits ménagers..),  préférez des produits neutres et/ou bio.

 

 

Quid du maquillage, du vernis et des teintures pour cheveux quand on est enceinte ?

Tout est encore une question de dosage. On adopte une routine beauté simple et minimaliste, c’est à dire on utilise le moins de produits possibles et des produits de qualité les plus neutres naturels. Moins on met de crèmes et de produits sur la peau, mieux c’est! Evitez donc les tests cosmétiques en tout genre.

Mais je ne vais pas interdire une femme à se faire une couleur ou mettre du maquillage. Pendant sa grossesse aussi, il faut se sentir belle, prendre soin de soi.

Je conseille aux femmes d’espacer les colorations dans le temps et éventuellement d’éviter les colorations les trois premiers mois de grossesse. Préférez les colorations les moins chimiques possible sans ammoniaque. La coloration végétale est une bonne alternative aux colorations chimiques pour continuer à se sentir belle et camoufler ses cheveux blancs.

 

 

Anna : « Depuis que je suis enceinte, je suis inquiète concernant les expositions aux polluants domestiques. Quels produits d’entretien sont à éviter ? Et les plaques à induction sont-elles dangereuses à cause du champ électromagnétique qu’elles émettent ? »

On peut profiter de la grossesse, pour changer ses habitudes et préférer des produits d’entretien bio éco labellisés, plus neutres (mais aussi plus chers…) et mettre des gants quand on fait le ménage. Et si on a un doute et que ça nous stresse, on en profite pour déléguer les tâches ménagères au papa (ou à l’autre parent) !!! Surtout, il faut se déstresser ! Et ne pas tomber dans la parano ! On ne va pas commencer à changer ses plaques de cuisson parce qu’on est enceinte quand même !!! On ne laisserait pas de tels produits dans nos maisons, si on savait qu’ils étaient si nocifs.

 

 

Jade, grande passionnée de sport d’endurance et de force (crossfitteuse) (« A 1 mois de grossesse, j’aimerai savoir si je peux toujours pratiquer mes activités sportives à haute intensité avec des charges lourdes et impact au sol. Jusqu’à quel mois puis-je maintenir ces activités et à partir de quel mois dois-je me tourner vers des activités un peu plus douces ?
Et 2ème question : puis-je toujours manger des viennoiseries le dimanche matin car c’est mon petit rituel du week-end ? »)

Les femmes sportives ne peuvent pas s’arrêter de faire du sport.  Le sport fait partie de leurs habitudes de vie.  Il n’y a pas de règles car c’est vraiment à chaque femme de ressentir ses propres limites corporelles. Faire du sport est fortement conseillé pendant la grossesse mais il est préférable de se tourner vers des activités physiques raisonnables plus douces et plus adaptées, sans rechercher l’effort maximal. Soyez à l’écoute des signaux de votre corps et l’un des plus important signal est l’essoufflement. Il ne faut jamais forcer si l’on manque de souffle ou en cas de douleurs.

Il est conseillé d’éviter les sports avec port de charges lourdes et les sports avec risque de traumatisme abdominale, notamment les sports de combat.  Evitez également les sports sollicitants trop violemment les articulations avec des sauts ou à impacts. En effet, avec les hormones de la grossesse, la progestérone et la relaxine, responsables d’une hyperlaxité ligamentaire, vous risquez de vous faire mal. Evitez les sports avec risque de chute ( vélo, équitation…) ainsi que la plongée sous marine. Evitez les sports sollicitant les abdominaux, notamment les muscles grands droits de l’abdomen qui s’écartent un peu pour laisser place à l’utérus qui pousse à l’avant. Mais tout cela est encore une question de bon sens.

 

Est-ce qu’il faut être vigilant quand on voyage enceinte ? Quel moyen de transport faut-il privilégier ?

Sur de longs trajets, il vaut mieux privilégier l’avion et le train que la voiture. En effet, la voiture peut entrainer des contractions en raison des vibrations et des secousses qui sont bien plus importantes que dans les autres moyens de transport. Par principe, demandez toujours un conseil médical avant un voyage.

Et quand on choisit une destination, mieux vaut se rendre dans un pays avec un bon système de soins et une bonne hygiène alimentaire. J’encourage vraiment les femmes enceintes à prendre des vacances, se détendre, s’évader. Il faut se faire du bien même en cette période de Covid. Pour l’avion, il faut juste prendre quelques précautions : penser à bien s’hydrater et à prévoir des bas de contention.

 

Natacha : « On m’a dit que je pouvais oublier sauna, hammam, bain chaud et massages pendant ma grossesse ! Dites-moi que c’est faux !!!

Il n’y a aucun problème à prendre un bon bain, il faut juste veiller à ce qu’il ne soit bouillant. C’est même très bien car ça détend tous les muscles et notamment le muscle utérin. La grossesse est une parenthèse dans notre vie de femme durant laquelle il faut se faire plaisir, prendre soin de soi. Idem pour les massages, je ne vois pas le problème. Je n’ai jamais compris pourquoi les instituts refusent de prendre les femmes enceintes. Bien sûr, on évitera le massage thaï, pour privilégier un massage plus doux et on évite de masser le ventre. Il existe des instituts spéciaux pour les femmes enceintes. En revanche, malheureusement, pour le hammam et sauna, il faut éviter car ça augmente le rythme cardiaque et vous risquez de sentir un inconfort et de faire un malaise.