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Je multiplie les infections urinaires pendant ma grossesse #magic Maman#

Je multiplie les infections urinaires pendant ma grossesse #magic Maman#

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Les infections urinaires sont courantes pendant la grossesse, en raison des changements hormonaux et de l’augmentation du volume de l’utérus. Si elles sont prises en charge trop tard ou mal soignées, elles peuvent faire courir un risque au bébé. Comment les prévenir, les détecter et les traiter ?

 

i-grande-12537-plaque-de-porte-icone-fleche-en-bas-net    Lien vers l’article publié dans Magic Maman 

Enceinte de 6 mois et déjà 3 infections urinaires

Vous êtes nombreuses à poser régulièrement des questions à nos experts, nous avons répondu à l’une d’entre vous, qui a partagé son petit désagrément : « Je suis enceinte de six mois et j’ai déjà fait trois infections urinaires depuis le début de ma grossesse. Comment les prévenir et éviter la récidive ? »

Infections urinaires : tout savoir

Il y a trois stades lors d’une infection urinaire : la bactériurie asymptomatique, la cystite et la pyélonéphrite.

Souvent, une infection urinaire est détectée via des symptômes spécifiques : des brûlures mictionnelles et une envie fréquente d’uriner qui se solde par seulement quelques gouttes. il existe des bandelettes urinaires qui permettent de pratiquer un examen rapide, lequel pourra orienter le diagnostique ou la demande d’un examen cytobactériologiquedes urines (ECBU), un test biologique réalisé au laboratoire.

Lorsque la femme ne présente aucun signe clinique, c’est lors d’un examen des urines que l’on peut se rendre compte de l’infection de manière fortuite. Si vous avez des antécédents de pyélonéphrite ou de cystites récidivantes, votre médecin vous prescrira un ECBU préventif tous les mois.

Soigner une infection urinaire enceinte

Si une infection est suspectée, un traitement antibiotique est prescrit, puis ajusté selon les résultats des analyses et de l’antibiogramme. Il existe plusieurs types d’antibiothérapie : un traitement minute à prendre en une seule prise (Fosfomycine), ou un traitement de fond pendant sept jours (Selexid, par exemple), efficace si l’infection est résistante. Le traitement doit être adapté à l’antibiogramme. Il est important de refaire une analyse huit jours après l’arrêt de l’antibiothérapie pour vérifier que le germe a disparu des urines. Dans le cas contraire (c’est rare), vous devez refaire un antibiogramme et une nouvelle crue d’antibiotiques. Attention à l’automédication !  

Même si vous avez déjà ces médicaments chez vous, avant toute prise d’antibiotique, gardez un peu d’urine dans un petit bocal, pour analyse.

Infection urinaire : quels sont les risques ?

Les récidives sont rares. Mais une prise en charge tardive peut entraîner des complications : si l’infection se complique en pyélonéphrite, la fièvre peut mener à un accouchement prématuré. En cas d’hyperthermie (38°C), consultez en urgence afin de procéder au traitement adéquat et éviter tout risque.

Prévenir les infections urinaires

Pensez à bien vous hydrater. Buvez deux litres d’eau par jour de façon régulière, pas de grosses quantités d’un coup. Les cures des cranberries ou de probiotiques fonctionnent bien. Ne vous retenez pas quand vous avez envie d’uriner, et videz régulièrement votre vessie pour éviter la prolifération des germes. Pensez aussi toujours à uriner après un rapport sexuel. Portez des sous-vêtements en coton et amples. Enfin, limitez les aliments trop sucrés, qui favorisent le développement des bactéries. Pendant la grossesse, le diabète gestationnel favorise également les infections urinaires ou vaginales.

 

Merci à notre experte Rachel Halimi, sage-femme.

Que faire quand on a des nausées et vomissements? #Magic Maman#

Que faire quand on a des nausées et vomissements? #Magic Maman#

magic mamanLes nausées sont normales au 1er trimestre de grossesse. Mais que signifient-elles lorsqu’elles vont au-delà de cette période ? Traduisent-elles un problème de santé ? Avec l’aide de Rachel Halimi, sage-femme, on vous éclaire.

 

 

Comme 80 % des femmes enceintes, vous êtes sujette à des nausées ou vomissements (appelés NVG) depuis le début de votre grossesse ? Rassurez-vous, c’est tout à fait normal. « Tous deux sont considérés par 99,4 % de ces dernières comme le symptôme le plus invalidant parmi les maux de début de grossesse » prévient notre experte, Rachel Halimi. Ils débutent, en général, entre 4 et 6 semaines d’aménorrhée (SA) et peuvent persister vers 14-16 SA (fin du premier trimestre). Celles-ci continuent rarement après la 20ème SA. Mais que se passe-t-il si c’est le cas ?

Les nausées du 2e et 3e trimestre

Si les nausées persistent après le 1er trimestre, il n’y a aucun souci à se faire. En effet, les nausées et vomissements peuvent durer tout au long de la grossesse. « Jusqu’au 3ème trimestre, cela concerne 23,5 % des patientes » nous informe Rachel Halimi. Par ailleurs, les nausées peuvent disparaître à la fin du 1er trimestre puis réapparaître peu de temps avant l’accouchement (au 8ème ou 9ème mois de grossesse).

Tout comme les nausées du premier trimestre, les causes sont inconnues mais probablement multifactorielles. Comme nous l’explique notre sage-femme, sont suspectés :

– Une cause hormonale : du fait de la concentration élevée de l’HCG (Gonadotrophine Chorionique Humaine). Il s’agit de l’hormone la plus incriminée dans la physiopathologie des NVG. Les taux élevés d’oestrogènes jouent aussi un rôle.

– Des facteurs psycho-sociaux : le stress, la fatigue, les problèmes relationnels, les troubles du comportement alimentaire et tous les soucis que l’on peut rencontrer dans la vie quotidienne peuvent avoir cet impact sur la femme enceinte.

– Une cause mécanique : l’utérus peut comprimer l’estomac, de plus, il y a un relâchement du sphincter gastro-oesophagien dû à la progestérone.

– Une cause digestive : l’estomac est fragilisé car il est soumis à plus d’acidité et cela irrite les muqueuses intestinales. Il est aussi probable qu’une bactérie l’Helicobacter Pylori irrite la paroi de l’estomac et exacerbe les vomissements.

– Une carence en vitamine B6 (pyridoxine) : on ne sait pas si c’est le déficit qui induit les NVG ou si un taux important de vitamine B6 chez certaines patientes qui protègent des NVG.

Quand faut-il s’inquiéter des nausées ?

Il existe des vomissements incoercibles plus graves appelés Hyperémèsis Gravidarum (HG). Ils peuvent conduire à une hospitalisation brève à cause d’une perte de poids importante (plus de 5 %), de la déshydratation, des troubles électrolytiques (un manque de minéraux dans le corps, comme le sodium, le calcium ou le potassium), une cétonurie (dénutrition aiguë) et des carences vitaminiques. Ces vomissements sévères et incessants résistent aux traitements et surviennent tout au long de la journée, y compris la nuit, de façon incontrôlée. Les femmes subissants ces problèmes peuvent se présenter aux urgences obstéricales épuisées, déshydratées et angoissées. Elles rencontrent de réelles difficultés à s’alimenter. Cela représente 0,5 % à 2 % des femmes. Ajoutons un point plus positif, le taux de fausse couche spontanée serait moins élevé lors des vomissements incoercibles.

Quels sont les traitements contre les nausées ?

Les nausées ne surviennent pas de la même manière chez toutes les femmes. Il faut alors chercher le traitement qui sera le plus efficace à chacune. Voici quelques conseils donnés par notre experte, Rachel Halimi :

Voici quelques règles hygiéno-diététiques : 

Elles sont à appliquer le plus précocement possible avant toute prise en charge médicamenteuse. Associez-les aux autres traitements thérapeutiques prescrits, si elles ne sont pas efficaces.

– Hydratez-vous régulièrement et en petite quantité en dehors des repas.

– Évitez d’avoir l’estomac vide, en prenant des repas fréquemment en petite quantité (consommez 4 à 6 collations par jour toutes les 3 heures environ). Mangez dès que vous avez faim. Les NVG peuvent être accentuées si vous êtes à jeun.

– Si possible, prenez le petit-déjeuner au lit le matin 30 minutes avant de vous lever et préférez du pain complet ou des céréales complètes.

– Évitez d’avoir l’estomac trop plein. Qui dit mangez régulièrement, n’empêche pas de manger léger.

– Évitez les aliments indigestes ou trop gras. Évitez le thé, le café, et les boissons gazeuses ainsi que les aliments épicés, vinaigrés ou acides.

– Essayez de pas trop boire pendant les repas et immédiatement avant ou après. Buvez souvent des petites quantités de liquide au cours de la journée. En effet, le mélange solide/liquide stimule l’activité de l’estomac et amplifie la sensation de trop plein.

– Mangez des noisettes et des aliments riches en protéines et en glucides (pain complet, pâtes complètes…)

– Évitez de vous allonger sur le dos directement après le repas, faites plutôt une petite marche.

– Reposez-vous dès que possible, n’hésitez pas à faire des siestes. Dormez suffisamment car la fatigue augmente les nausées.

– Évitez les sources de stress et ménagez-vous. La composante psychique et la fatigue peuvent influer sur les NVG.

L’homéopathie 

Plusieurs remèdes homéopathiques, sous la forme de tubes de granules, peuvent soulager vos nausées.

–  VOMICA 9 CH : 5 granules à prendre 3 fois par jour, à renouveler dès la réapparition des nausées.

– SEPIA OFFICINALIS 9CH : 5 granules à prendre avant de se lever et 5 granules avant le petit déjeuner, pour aider à calmer les nausées matinales et à diminuer la fatigue

L’acupuncture et l’acupression

L’acupuncture consiste à stimuler des points précis du corps à l’aide d’aiguilles. L’acupression utilise le même principe en remplaçant les aiguilles par un massage par digitopression (massage avec les doigts).

Le point P6 (point Neiguan) est un point situé à trois doigts en amont du poignet. Le port d’un bracelet anti-nausées pourra donc peut-être vous aider. C’est une technique ancestrale non invasive, peu coûteuse, utilisable à la demande.

Les compléments alimentaires :

La vitamine B6 (ou pyridoxine) peut aider à calmer les nausées, le dosage recommandé est de 25 mg, 3 fois par jour. (Dose max. : 200 mg/jour).

La phytothérapie

Le gingembre est une racine utilisée depuis longtemps dans le traitement des nausées et des vomissements. On peut le trouver sous forme d’épice, de comprimés, d’infusion ou de boisson.

Maternov nausées est un complément alimentaire sous forme de gélules dont la posologie est de 1 gramme par jour (qui peut être envisagé comme une option non pharmacologique).

Vous pouvez également agrémenter vos plats avec du gingembre frais.

Traitement médicamenteux

A ce jour, il n’existe malheureusement pas en France de recommandation relative à la prise en charge médicamenteuse des nausées et vomissements spécifiques à l’état de grossesse. La prise en charge doit éviter autant que possible les traitements médicamenteux. Toutefois, lorsque les NVG affectent la qualité de vie et que les mesures non médicamenteuses sont inefficaces, il paraît nécessaire de mettre en place une thérapeutique adaptée.

« On préférera en première intention soit la doxylamine, seule (Donormyl) ou en association à la vitamine B6 (Cariban®), puis en deuxième intention le métoclopramide(Primpéran®, Prokinyl®) » recommande Rachel Halimi.

La doxylamine est un antihistaminique, ayant, en France, l’autorisation de mise sur le marché pour l’insomnie occasionnel de l’adulte. Aux Etats-Unis et au Canada, elle est commercialisée en association avec la pyridoxine (vitamine B6) sous les noms respectifs de diglesis® (ex-Bendectin®) et diclectin®. Dans ces deux pays, la doxylamine associée à la pyridoxine est le traitement de référence contre les nauées. Il est recommandé par la Société des Obstétriciens et Gynécologues du Canada (SGOC). Cette association doxylamine/pyridoxine est le traitement le plus étudié outre-Atlantique dont le profil d’efficacité, d’effets secondaires et de risques tératogènes est le plus sûr.

L’impact très important des nausées sur la future maman

Enceinte, les nausées et vomissements sont un réel handicap, que ce soit chez soi, au boulot, lorsqu’on est invitée chez des ami.e.s, pour faire les courses… Impossible d’être tranquille ! Surtout si elles perdurent tout le long de la grossesse. Bien qu’elles soient tout à fait normales, elles empêchent de vivre une grossesse tranquille et peuvent même, aboutir à une dépression. « Malgré le nombre de femmes concernées, les NVG sont encore trop souvent banalisés par le corps médical, puisque ces symptômes sont normaux et ne portent pas atteinte à la santé de la maman et du bébé » déplore notre sage-femme, précisant qu’en conséquence, ils sont très peu étudiés en France.

Cependant, si vous en souffrez, n’hésitez jamais à en parler autour de vous ou à un.e professionnel.le de santé.

J’ai fait une dépression du post-partum – La Maison des maternelles #LMDM

J’ai fait une dépression du post-partum – La Maison des maternelles #LMDM

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Sophie a 2 enfants, et comme beaucoup de femmes qui n’osent pas forcément en parler, elle a très mal vécu les mois qui ont suivi la naissance de son aîné. La dépression du post-partum est un sujet encore tabou aujourd’hui, difficile d’avouer que l’on se sent incapable de s’occuper de son bébé. Elle s’est inspirée de cette expérience douloureuse pour écrire « La Remplaçante », un récit de reconstruction et de résilience.  Puis Rachel Halimi, sage-femme libérale à Paris, répond aux questions des internautes !

LDM-Qu’appelle-t’on le post-partum ? 

 

Le post-partum est cette période charnière dans notre vie de femme qui commence juste à la naissance de votre enfant et dont la durée est propre à chaque femme. C’est minimum 40 jours mais cette expérience singulière reste individuelle. À chacune son post-partum !  Pour certaines femmes, cela peut durer 6 mois, 1an. On parle également de suites de couche ou de quatrième trimestre de la grossesse pour qualifier ce temps durant laquelle la jeune mère va vivre des transformations identitaires, psychiques et corporelles profondes.

 

 

LDM-Quelle est la différence entre la dépression du post-partum et le baby-blues ? 

 

La dépression du post-partum est souvent confondue à tort avec le baby-blues alors que ce sont deux états psychologiques totalement différents.
  • Le baby blues est souvent redouté par les femmes alors que c’est un état tout à fait normal et très fréquent lié à la fameuse « chute hormonale ». Il concerne l’immense majorité des femmes qui ont accouché (environ 80 % des jeunes mères).

  • . La mère va vivre une sorte de « mini déprime » transitoire. Il est important de souligner que ce mal être ne s’installe pas sur la durée. Cette période de fluctuations hormonales et émotionnelles est un état passager qui ne dure pas plus de 15 jours (grand maximum 3 semaines). Et il survient tôt après l’accouchement, entre 2 jours à 3 semaines.

La femme va vivre les montagnes russes émotionnelles. Traversée par une grande labilité émotionnelle, elle passe du rire aux larmes en une minute dans la même conversation. Elle se pose des milliards de questions et doute de ses compétences. Vous allez alors être traversées par des sentiments ambivalents et des émotions contradictoires.

Cette véritable crise identitaire comparée à la crise d’adolescence serait une étape saine dans le devenir mère. Cet état n’est donc en rien pathologique.

  • La dépression du post-partum (DPP) est bien une pathologie, malheureusement trop méconnue alors que c’est un véritable problème de santé publique puisqu’il concerne 10 à 30 % des femmes en France selon les études.

     

     

    La dépression post-partum reste une maladie tabou, largement sous diagnostiquée ou mal diagnostiquée. L’idéalisation de la maternité entraine probablement un déni collectif et contagieux de ce mal être par l’entourage et les soignants.

Dans l’imaginaire collectif, la période qui suit l’arrivée d’un bébé (le « post-partum ») est censée être forcément un moment de bonheur absolu. Les jeunes mères en souffrance et pétries de culpabilité n’osent pas parler de leurs difficultés et s’isolent par peur d’être jugées comme de « mauvaises mères ». Il est important de leur rappeler qu’il n’y a aucune honte à verbaliser des idées négatives et à demander de l’aide. Exprimer ses maux par des mots est essentiel pour rompre la spirale vicieuse et mortifère de cette maladie. En effet, la DPP se soigne très bien. Si elle est prise en charge précocement, elle n’aura pas de conséquences graves sur la santé de la mère et de son bébé. L’enjeu majeur est donc de ne pas perdre de temps pour dépister cette pathologie. Tous les professionnels de santé de la périnatalité ainsi que l’entourage des jeunes mères doivent donc être extrêmement vigilants. Sans traitement, la DPP peut avoir des répercussions graves sur le développement de l’enfant et peut entraver l’établissement du lien mère-enfant.

 

  • Bercée depuis leur tendre enfance par les clichées de la « sacro-sainte maternité idéalisée », le manque d’informations sur la réalité du post-partum dessert les femmes. En effet, elles vont se sentir anormales et en souffrance lorsqu’elles vont traverser les difficultés normales et courantes du post-partum sans y avoir été préparées. La forte pression sociale exige que la maternité soit une expérience heureuse et si ce n’est pas le cas, la femme va éprouver un sentiment de honte et de culpabilité.

 

  • La DPP associe les symptômes d’une dépression classique – idées noires voire suicidaires, anxiété profonde, fatigue extrême, insomnies, troubles alimentaires – à d’autres symptômes spécifiques au post-partum : difficulté à faire le lien avec son bébé, à s’y attacher, l’impression d’être une mauvaise mère, sentiment d’incompétence maternelle ou d’immense culpabilité.  Si certaines vont se désintéresser de leur enfant, d’autres seront dans une fusion extrême, tout en ayant le sentiment de ne jamais en faire assez.

 

  • Le pic de fréquence de la DPP survient à 2-4 mois, et un autre à six mois après l’accouchement. Cela peut correspondre à la fin de l’allaitement, mais aussi à la reprise professionnelle. C’est également l’accumulation du manque de sommeil. Une forme de pression sociétale nous fait croire que c’est le moment où l’on est censée être de nouveau en forme, refaire l’amour, reprendre le travail alors que les jeunes mères sont encore extrêmement fatiguées et vulnérables 3 mois après l’accouchement. La durée trop courte du congé maternité est un véritable problème car les femmes n’ont clairement pas eu le temps de se remettre de cette expérience intense et bouleversante de la grossesse et de l’accouchement en 2 mois et demi.

 

LDM-Peut-on se préparer au post-partum et est ce qu’il y’a des moyens de prévenir la DPP ?

 

 

Il y’a de nombreux moyens de prévenir la DPP et malheureusement, en France, les jeunes mères sont très souvent isolées et elles ne reçoivent que trop peu d’aides. On attend que cette pathologie s’installe au lieu de la prévenir.

 

  • Il est important que les femmes enceintes ainsi que leurs conjoints reçoivent une information sur les difficultés courantes et normales du post-partum, notamment lors des séances de préparation à la naissance et à la parentalité. Pendant la grossesse, une séance devrait être dédiée à cette thématique.
  • Prenez soin de votre corps endolori et fatigué ( qui vient de vivre l’expérience intense voire traumatique de la grossesse et de l’accouchement). Un repos complet du corps et de l’esprit est nécessaire pendant au moins les 40 jours qui suivent la naissance de bébé. Faites vous offrir des massages et des soins du corps. N’hésitez pas à faire une séance d’ostéopathie, un spa ou à réaliser de la rééducation dorso-lombaire avec un kinésithérapeute… La rééducation périnéale puis abdominale va également permettre de re-consolider l’enveloppe corporelle de la femme fragilisée.
  • Libérez-vous de toute charge mentale et physique pendant au moins 40 jours (et si possible 3 mois). Déléguez les courses, les taches ménagères, la cuisine…. Osez demander de l’aide pendant ce temps de convalescence.
  • N’oubliez pas que vous êtes une équipe avec le papa dès les premiers jours de vie de bébé. J’invite le papa à prendre son congé paternité dès le premier mois de vie du bébé et à rester dormir lors du séjour à la maternité. Et idéalement, le papa devrait se rendre disponible le plus possible les 101 premiers jours de vie de bébé. Les heures en fin de journée sont souvent les plus éprouvantes pour les mamans confrontées à la fatigue du soir et les pleurs de décharge de bébé. Le papa doit donc dans la mesure du possible essayer de ne pas rentrer trop tard du travail pour l’épauler.
  • N’oubliez pas vos propres besoins primaires : manger et dormir. Vous êtes en miroir avec votre bébé. Plus vous prenez soin de vous, plus vous prendrez soin de votre bébé. Économisez-vous au jour le jour car c’est un CDI qui vous attend avec bébé. Le besoin primaire le plus vital est le sommeil. Je vous conseille donc vivement dès le début de prendre la bonne habitude de confier le bébé quelques heures au papa ou à une personne de confiance pour dormir ou vous reposer lors de ces pauses récupératrices. 
  • Déculpabilisez-vous. La mère parfaite n’existe pas ! Il ne faut donc pas être trop exigeante avec vous même. N’ayez aucune honte à verbaliser vos difficultés à votre entourage et aux soignants. N’hésitez pas à consulter un psychologue ou solliciter des associations comme « maman blues » qui pourront vous aider si vous vous sentez en souffrance. 

 

Aujourd’hui, le mal être des femmes en post-partum commence à être pris en compte car la parole des femmes se libère grâce aux informations diffusées sur les réseaux sociaux ou les récents podcasts sur ce sujet.

 

Il est temps de prévenir la DPP en prenant soin des femmes après leur accouchement. Beaucoup de femmes regrettent le décalage entre le suivi intense et très médicalisé pendant leur grossesse et celui, quasi inexistant du post-partum. L’allongement du congé maternité, la mise en place de séances de groupe de parole dans le post-partum, la mise en place d’aides à domicile pour le ménage et les courses, des séances de kinésithérapie pour reconsolider le corps… Il est temps d’envisager des actions concrètes afin de prévenir ce mal être féminin encore très tabou.

 

Un magnifique proverbe dit : « il faut tout un village pour élever un enfant » et en miroir, il faut également tout un village pour pendre soin de la jeune mère « sacrée » qui devrait être nourrie, valorisée, choyée. Si toute l’attention n’est centrée que sur l’enfant, on risque de passer à coté des problèmes de santé mentale chez la mère.
Les remèdes de grand-mère contre les crampes nocturnes enceinte dans Magic Maman

Les remèdes de grand-mère contre les crampes nocturnes enceinte dans Magic Maman

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Pourquoi crampes nocturnes et grossesse vont de paire ?

Il est des douleurs reconnaissables entre mille. C’est le cas des crampes, fruit d’une contraction longue, brutale et donc involontaire, d’un muscle. Chez les futures mamans, le phénomène est fréquent, notamment lorsqu’elles dorment. Certaines crampes nocturnes vont ainsi jusqu’à les réveiller plusieurs fois dans une même nuit.

« Il existe plusieurs types de crampes, mais la plupart sont liés aux bouleversements hormonaux de la grossesse, et au manque de magnésium. Cela peut aussi venir des compressions veineuses, sous la pression de l’utérus gravide. Plus gros, il appuie, et a un impact sur la circulation sanguine, ce qui peut aussi causer des crampes » explique Rachel Halimi, sage-femme.

Le manque de magnésium peut en partie s’expliquer par un déficit d’hydratation. Donc même si cela est pénible d’aller aux toilettes 18 fois par jour, n’arrêtez pas de boire pour autant. Mieux vaut encore se rendre aux wc très régulièrement que la douleur d’une crampe. En un mot : buvez !

Le régime anti crampes nocturnes spécial grossesse de nos grands-mères

Un manque de magnésium et, dans une mesure moindre, de potassium, peuvent provoquer des crampes nocturnes et diurnes. Pour y remédier, on trouve parmi les recettes de grands-mères la recommandation suivante : prendre 1 à 2 cuillères à café de miel brun 3 fois par jour. Vous n’êtes pas une amatrice de l’or des abeilles ? Nos aïeules recommandent, à juste titre, le chocolat noir, les légumes verts, le poisson cuit, la banane, les amandes et une partie des produits laitiers autorisés pendant la grossesse.

Notre sage-femme recommande une supplémentation en magnésium, pour éviter toute carence. « Dès le début de la grossesse, je prescris de façon préventive une cure de magnésium, même si cela ne fait pas partie des recommandations de base comme l’apport en acide folique. Souvent, les futures mères pensent qu’elles en ont suffisamment parce qu’elles ont une alimentation équilibrée. Or, c’est un peu comme le fer, le bébé en requiert tellement, que la future maman est carencée. On trouve également du magnésium dans certaines eaux, comme l’eau d’Hépar, que l’on peut boire tous les jours enceinte, d’autant que cela aura aussi un intérêt sur le transit et évitera les soucis de constipation, récurrents enceinte. »

Le savon, astuce de grand-mère contre les crampes nocturnes

Le savon est le remède plébiscité par nos grands-mères contre les crampes nocturnes. L’astuce est de glisser un savon de Marseille ou un savon d’Alep, riche en potasse, au fond de votre lit. Petite variante de cette astuce : frottez les draps avec le savon sec. Nos aïeules recommandent aussi de placer une paire de ciseaux ou encore un aimant sous le matelas pour prévenir les crampes nocturnes. Si cela nous laisse bien perplexes, il est en revanche utile de rehausser le matelas au pied du lit, afin de favoriser le retour veineux. « Je conseille toujours de surélever l’extrémité du lit afin d’éviter les œdèmes et d’activer la circulation sanguine » confirme Rachel Halimi.

Le foulard, astuce de grand-mère contre les crampes nocturnes

Lorsqu’une crampe apparaît, il faut nécessaire d’étirer le muscle pour s’en débarrasser au plus vite. Pour cela, vous pouvez utiliser un foulard ou un traversin (pensez à le poser sur votre table de nuit en amont) que vous maintiendrez des deux mains par les extrémités, avant d’y glisser votre jambe, et de pousser votre pied tout en tirant le tissu vers vous.

Vous pouvez aussi vous lever et, dans la mesure du possible, faire des exercices d’étirements. « Pour les crampes musculaires ou celles liées aux insuffisances veineuses, réalisez des exercices d’étirements, c’est ce qui fonctionne le mieux, et ce, tout au long de la grossesse, si vous êtes en état de le faire. En parallèle, en journée, pratiquer des sports permettant de travailler le drainage lymphatique comme la natation, le yoga, ou le Pilates est d’une grande aide contre les crampes. Et surtout, ne sous-estimez pas le drainage réalisé par un kinésithérapeute (sur prescription) c’est très efficace ! » conseille notre experte sage-femme.

Prévenir les crampes nocturnes enceinte

Il est souvent recommandé de porter des bas de contention pendant la grossesse, afin de prévenir et atténuer les problèmes de retour veineux, et l’effet de jambes lourdes. Toutefois, cela n’est pas utile d’en porter la nuit. En revanche, au réveil, mettez-les avant de vous lever, lorsque vos jambes sont encore en position allongée.

En journée, pensez à bien vous hydrater et à marcher pour éviter toute insuffisance veineuse. Le soir, sous la douche, une jet d’eau froide depuis les chevilles vers les cuisses ne pourra que vous faire du bien. En activant la circulation sanguine, cela limitera les risques de crampe.

Par MagicMaman, Anne-Charlotte Rateau

Accouchement : comment le père peut se rendre utile ? dans Magic Maman

Accouchement : comment le père peut se rendre utile ? dans Magic Maman

Après neuf mois d’attente, bébé arrive enfin ! En tant que papa, vous avez également un rôle majeur à jouer même si vous n’accouchez pas. Comment ? Réponse avec la sage-femme Rachel Halimi.
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Le père, c’est la sage-femme des temps modernes”, s’exclame Rachel Halimi, sage-femme. Voilà qui en dit long sur le rôle qu’il peut jouer pendant l’accouchement. Car même s’il ne porte pas l’enfant, il peut tout de même accompagner la maman au cours des neuf mois de grossesse jusqu’au moment fatidique. “C’est une aventure qui se vit à deux, un vrai travail d’équipe”, souligne-t-elle.

Préparer l’accouchement

Afin que le père puisse aider la maman le jour-J, l’accouchement doit se préparer en amont. “Plus il va être présent lors de la préparation à la naissance, plus ils va trouver sa place le jour de l’accouchement et dans le post-partum”, explique la sage-femme. Pour cela, le papa peut accompagner la mère lors des visites médicales prénatales et lors des séances de préparation à l’accouchement. Une méthode  intéressante de préparation à la naissance à pratiquer en couple est la méthode Bonapace. Elle s’appuie sur le père pour qu’il puisse aider sa femme en réduisant la douleur des contractions par l’utilisation de moyens naturels tels que points de digitopuncture, les massages, les positions confortables, l’utilisations du ballon, etc.

Aider la maman à gérer les contractions

Les fameuses contractions ! Si elles peuvent être particulièrement redoutées par la future maman, elles le sont parfois tout autant par le conjoint. “Cela peut être impressionnant d’être confrontée à une femme qui vit l’intensité des contractions« , concède Rachel Halimi. Elle poursuit : “Il faut désacraliser les contractions.C’est un phénomène tout à fait naturel et normal”. Pour cela, il faut expliquer à l’accompagnant ce qu’il se passe dans le corps de la femme : “C’est bien de donner du sens aux choses. Il faut rassurer le papa, car s’il panique, il va transmettre son stress à la future maman”, indique la professionnelle de santé. Il est très important que le papa  puisse être présent pour accompagner la maman  pendant les contractions puisque c’est lui seul qui va être là toute la première partie du travail à la maison  jusqu’à l’arrivée à la maternité. Pour cela, les parents du futur bébé peuvent en amont pratiquer des exercices de respiration, et apprendre certaines techniques. De cette manière, le père pourra apaiser la mère en souffrance en l’aidant à respirer et en la soutenant corporellement avec notamment certains massages.

Le papa est un peu le coach. Le couple va former une véritable équipe”, affirme la sage-femme.

Le départ vers  la maternité

Les contractions se font de plus en plus fortes et sont de plus en plus rapprochées. C’est l’heure du départ ! Afin d’éviter un maximum de stress le jour du départ pour la maternité, il est préférable d’anticiper le trajet en amont. Par exemple, vous pouvez localiser le lieu où se déroulera l’accouchement. Faire la route une fois avant, peut permettre de tracer un itinéraire, repérer les lieux, voir les endroits où se garer. Cela peut paraître anodin, mais c’est toujours une chose de moins à laquelle penser. Même si certains éléments, comme le trafic ou encore les travaux, ne peuvent pas se prévoir à l’avance, le papa sera beaucoup plus disponible s’il n’a pas à réfléchir au chemin à emprunter. Et c’est toujours sécurisant de pouvoir se projeter un minimum. “C’est souvent le papa qui va gérer le transport. Il ne faut pas voir ce départ d’une manière négative. C’est un peu comme un marathon. Certes, on ne sait pas combien de temps cela va durer mais on connait la ligne d’arrivée : la rencontre incroyable et tant attendue avec votre bébé”, explique Rachel Halimi. Elle donne un autre conseil : “Faire un bon plat de pâtes afin d’apporter de l’énergie à votre corps dont le muscle utérin est entrain d’accomplir un incroyable exploit !”, car c’est bien connu, quand on a le ventre vide, nous ne sommes pas aptes à grand-chose !

Aider la maman pendant l’accouchement

Ça y est, le bébé est sur le point de naître et la maman entre en salle d’accouchement. Pour autant, le père a toujours un très grand rôle à jouer. “Il est essentiel. C’est un vrai soutien physique et psychologique”, insiste Rachel Halimi.

Elle précise : “L’autre parent va être le messager de la mère. Il va pouvoir être là pour rappeler le projet de naissance (dans le cas ou par exemple, la femme souhaite accoucher sans péridurale). C’est un peu le médiateur entre la sage-femme et la maman”.

Au-delà d’être une présence, le papa peut se révéler plus qu’utile au moment de l’accouchement, surtout s’il a été très présent tout au long de la grossesse. Il va pouvoir rassurer la maman, l’accompagner, l’aider à respirer, la soutenir et l’apaiser. Si la mère perd un peu pied suite aux douleurs, il va être un véritable appui.

Le rôle du second parent à la naissance

Le soutien du papa est également primordial au moment de la naissance et dans les heures qui suivent. Lorsque le bébé naît, il peut couper le cordon ombilical. Ensuite, tout comme la maman, il peut faire du peau à peau avec son bébé et créer les premiers liens : “C’est le moment où le conjoint se rend vraiment compte de la réalité du bébé”, explique Rachel Halimi. Lors du séjour à la maternité, il va également avoir un rôle important : celui de filtrer les visites.

C’est un peu le protecteur de la bulle de sérénité, qui se compose de la maman du bébé et de lui. Il va être là pour prendre soin de la maman et la sécuriser. Avec la chute d’hormones, c’est un moment où elle est très vulnérable”, détaille la professionnelle.

Des parents de plus en plus impliqués durant la grossesse

Depuis quelques années, Rachel Halimi remarque que le papa est de plus en plus impliqué dans la grossesse de la future maman. D’ailleurs, les périodes de confinements ont renforcé cette tendance : “Durant la pandémie, le papa était plus présent grâce au télétravail ou au chômage partiel. Sur cet aspect, la crise sanitaire a eu certains effets positifs au niveau de la maternité ”, constate la sage-femme. Les conjoints ont pris plus de temps pour se renseigner et se préparer pour l’accouchement et la naissance. Ils pouvaient facilement assiter aux rendez-vous par Teams ou Zoom, tout en restant en télétravail, s’informant ainsi sur des sujets comme l’allaitement. Comme le dit Rachel Halimi : “C’est très important pour la maman de savoir qu’elle n’est pas seule dans cette aventure. Le papa est un peu l’allié de ce moment”. Elle regrette une seule chose : que toutes les maternités ne proposent pas au père de dormir sur place.

Article publié dans Magic Maman par Clémentine Thiney