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7 mensonges qu’il faut arrêter de dire aux jeunes mamans

7 mensonges qu’il faut arrêter de dire aux jeunes mamans

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« L ‘accouchement, ça va être le plus beau jour de ta vie », « tu vas voir, avoir un enfant, c’est QUE du bonheur ». Non, pas que. Il y a, comme ça, des choses qu’il faudrait arrêter de dire aux jeunes mamans. Florilège avec Rachel Halimi, sage-femme libérale à Paris.

 

« Il faut impérativement allaiter »
Faux. "Il faut arrêter avec la pression que l’on met sur le dos des femmes. Il n’y a pas de bon ou de mauvais choix en ce qui concerne l’allaitement. Quand on regarde 
une classe d'élèves de 3ème et que l’on demande aux enfants qui a été allaité et qui ne l’a pas été, il n’y a pas de différence entre les élèves", s’insurge-t-elle. 
Idem en ce qui concerne le débat qui oppose allaitement au sein et allaitement au 
biberon. "Il faut que les mamans optent pour le mode d’alimentation qui les rend les plus heureuses". En précisant bien que la mise en route de l’allaitement, notamment le premier mois, peut être relativement difficile et qu’il ne faut surtout pas 
hésiter à se faire accompagner.
« Il pleure, c’est qu’il ne va pas bien »
Faux. Ici aussi, on balaye d’un revers de la main toute notre culpabilité. "Bébé qui pleure, ne veut pas forcément dire bébé qui ne va pas bien". Au contraire et comme pour nous les adultes, pleurer, parfois ça fait du bien. "Il faut également arrêter d’absolument vouloir comprendre ses pleurs – et de culpabiliser lorsque ce n’est pas le cas -", continue la professionnelle, également mère de deux enfants. C’est 
simple, lorsqu’il pleure, on vérifie qu’il n’a ni faim, ni chaud, ni froid, ni 
douleurs, et sinon… comme vous parfois, il peut aussi bien pleurer sans raison. Ici aussi, Rachel Halimi conseille aux personnes qui se sentent dépassées de se faire 
accompagner.
« Il ne faut surtout pas faire chambre à part avec son nouveau-né »
Faux. On dédramatise. "Il faut surtout faire en fonction du couple, du père et de la mère. Tout en sachant que la mère et son bébé sont en miroir. Pour prendre soin de l’autre, il faut être soi même en forme ! Une "Maman Zen" et reposée sera donc plus disponible pour comprendre les besoins de son bébé" explique la sage-femme. Au choix, donc en fonction de ce qui permettra à la mère de mieux dormir.
« L‘accouchement, ça va être le plus beau jour de ta vie « , « tu vas voir, avoir un enfant, c’est QUE du bonheur »
 Classique. Quand on est enceinte, le monde entier veut nous faire croire que 
l’accouchement sera le plus beau jour de notre vie et que la maternité est un long 
fleuve tranquille… C’est faux. "Après une naissance, le sentiment des femmes est 
généralement partagé : entre le bonheur d’avoir donné la vie, certes, et le choc 
d’avoir vécu plusieurs expériences très fortes et parfois traumatisantes (celle de 
la grossesse, de l’accouchement et des retrouvailles avec son corps après 
l’accouchement…)". Le problème ? C’est que les femmes n’osent pas toujours en parler entre elles, de peur de se sentir jugées et de passer pour des "mauvaises mères". 
Sauf que c’est parfaitement normal. Et qu'elles ont au contraire besoin de soutient.
« Comment ça, tu n’as pas eu de rapports sexuels depuis ton accouchement ? »
 La vie sexuelle post-accouchement. Vaste sujet. "Retrouver une sexualité après 
avoir donné naissance à un enfant peut être assez compliqué et peut prendre du temps", indique Rachel Halimi. Encore une fois, le corps – et le partenaire – viennent de vivre une série d’expériences très fortes (grossesse, accouchement…). Les hormones peuvent diminuer ou même inhiber le désir sexuel de la femme. Il faut donc à la mère – et au partenaire – du temps pour se retrouver et rapprivoiser son corps. "On dit des trois mois suivant l’accouchement qu’ils constituent le 4ème trimestre de la 
grossesse", rapporte Rachel Halimi. En revanche, il est important de que le couple 
conserve des moments d’intimité et de complicité, il n’y a pas que la sexualité pénétrative. En cas de difficultés à retrouver une vie sexuelle harmonieuse, Il ne faut pas hésiter à se faire accompagner par une sage-femme ou un sexologue
« Le congé maternité ? C’est des vacances »
Non, non, non et non. "Le congé maternité c’est un temps thérapeutique pour se 
refaire une santé post-partum". Point
Accouchement : que ressent le bébé pendant les contractions ?

Accouchement : que ressent le bébé pendant les contractions ?

En voilà une question que beaucoup de femmes se posent : est-ce que le bébé souffre durant l’accouchement, durant les contractions?

Réponses avec Rachel Halimi, sage-femme en région parisienne dans le magazine Parole de mamans.

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Durant 9 mois, le bébé s’est construit dans le ventre de sa mère, qui a formé pour lui un véritable cocon. Mais sonne un beau jour le temps de l’accouchement, le temps de la naissance. Contractions, douleurs, attente… Le bébé est sur le point de voir le jour. Mais est-il pour autant malmené par les contractions et le travail de (parfois) longue haleine ? Est-il en souffrance lorsque la douleur de la délivrance est violente pour la mère ?

 

Les contractions, de quoi parlons-nous ?

« L’utérus est un muscle dans lequel évolue le bébé », indique la sage-femme parisienne Rachel Halimi. Les contractions correspondent – comme leur nom l’indique – à la contraction de ce muscle utérin. « On différencie les contractions pendant la grossesse de celles pendant l’accouchement », ajoute la spécialiste.

Si vous ne les sentez pas toujours (car elles ne sont généralement pas douloureuses) les contractions durant la grossesse existent bel et bien. « Il y a plusieurs théories », explique la sage-femme. « Pendant la grossesse, elles préparent le muscle utérin et le col pour l’accouchement. Ce sont les contractions de « Braxton X ».

Par contre avant et pendant l’accouchement, les contractions passent bien moins inaperçues : « le moteur utérin se met en route pour ouvrir le col. Les contractions sont régulières, douloureuses, intenses et longues », détaille Rachel Halimi.

Mais sont-elles aussi pénibles pour le bébé ? Le bébé ressent-il les contractions ?

« C’est délicat comme question, concède la sage-femme. Je pense qu’il les ressent, mais je n’imagine pas qu’il les vit mal. Je pense qu’il les vit bien si sa mère est bien ». Selon elle, les contractions sont tel un « rite de passage » pour le nouveau-né, elles ne sont donc pas censées engendrer de la douleur.

Mais si la mère vit un accouchement difficile ? Le cœur du bébé peut ralentir si une contraction est très forte mais on ne sait pas s’il est en souffrance ou non. Bien sûr lorsque le cœur du bébé ralenti, l’équipe médicale intervient avec une césarienne, « on surveille ça de près », précise Rachel Halimi.

Si l’on ignore si le bébé souffre lors du travail, il y a un moyen de mesurer si le tout-petit a bien supporté les contractions. « Au niveau du cordon ombilicale on mesure l’oxygénation, cela permet de savoir si le bébé a manqué d’oxygène ou non. Si il est mal oxygéné, c’est qu’il s’est beaucoup fatigué pendant l’accouchement », explique la sage-femme.

Toutefois, il ne faut pas trop vous inquiéter quant à la souffrance du bébé si votre accouchement se passe sans souci majeure : il s’agit d’un événement naturel et le bébé peut même dormir (ou du moins somnoler) durant le travail. Par contre, ce dernier se réveille lors de l’expulsion.

Accoucher sereinement

Durant l’accouchement, se sentir bien est essentiel, notamment pour maîtriser ou plutôt accueillir au mieux ses contractions. Ainsi, les femmes doivent pouvoir être libres de leur posture tant qu’elles n’ont pas recourt à la péridurale. La position allongée n’est pas la meilleure des solutions rappelle la sage-femme, généralement les postures verticales permettent plus de confort. « Il faut écouter son corps, souligne la spécialiste. Chaque femme doit sentir la position qui lui convient ».

Cette dernière prévient d’ailleurs que la péridurale ne possèdent pas que des avantages. « On ne ressent plus les postures justes, on est moins à l’écoute de son corps ni de son bébé », explique-t-elle. En effet, sentir ce qu’il se passe dans son corps permet d’être mieux connectée à son enfant.

 

 

La naissance de mon enfant : la poussée

La naissance de mon enfant : la poussée

La poussée est la dernière étape de l’accouchement, le sprint final après ce long marathon, la rencontre tant attendue avec votre enfant.

Quelles conditions sont nécessaires pour commencer les efforts expulsifs ?

 

1/ Vous devez être à dilatation complète, soit 10 cm ou dilatation totale.
2/ Le bébé doit être descendu dans votre bassin (engagé).

Plus le bébé est bas dans votre bassin, plus il est descendu dans votre bassin, moins vous vous fatiguerez pour pousser, et plus vous aurez envie de pousser. Et donc mieux vous pousserez.

3/ Sa tête doit être bien positionnée (bien fléchie et il regarde votre dos)
4/  Idéalement, vous devez ressentir la fameuse « envie de pousser ».

Du fait d’une péridurale trop dosée, de nombreuses femmes ne ressentent pas elles-mêmes le besoin de pousser au moment de l’expulsion. C’est le soignant le plus souvent qui contrôle par l’examen gynécologique si la dilatation est complète et si l’enfant est engagé, et qui invite la mère à pousser.

L’idéal est que vous ressentiez l’envie de pousser. C’est pour cela qu’à dilatation complète, il faut éviter de réinjecter une dose d’anesthésique par le cathéter de péridurale. Attention, il ne faut pas anticiper la douleur et surdoser votre péridurale !

C’est vous l’actrice de votre accouchement, c’est à vous de pousser donc il faut que vous ressentiez à nouveau les contractions. Si vous ne ressentez rien, ce n’est pas grave car la sage-femme vous guidera et vous coachera. Mais c’est dommage car vous pousserez probablement moins bien donc plus longtemps. Cette poussée sera moins efficace et votre périnée risque d’en être plus endommagé.

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Comment se déroule la poussée ?

La poussée, le réflexe d’éjection du fœtus, les efforts expulsifs durent le plus souvent 30 minutes maximum mais varie selon les maternités. La femme doit pousser sur la contraction pour optimiser la force de celle-ci. C’est sous l’effet de cette poussée que le bébé va sortir. Les protocoles hospitaliers font que le temps de poussée est le plus souvent chronométré et limité.

A ce moment, les contractions durent environ 1 minute. Il faut donc pousser pendant 1 minute (ce qui est très physique).

L’expulsion du bébé, c’est à dire le passage du bébé dans le bassin n’est pas douloureuse. Donc n’ayez pas peur. Certes, ces sensations sont particulières, voire désagréables mais cela ne fait pas mal. On vous pose une analgésie péridurale pour soulager l’intensité des contractions utérines et non l’expulsion du bébé.

Attention à la poussée dirigée ! Pousser est instinctif !

Il est très fréquent à l’hôpital que le praticien (après vous avoir examinée par toucher vaginal) vous dise : « maintenant il va falloir pousser ». Le moment de pousser est décidé « arbitrairement » par le praticien en fonction de la dilatation de votre col (qui « doit » être totale) et de l’engagement du bébé dans votre bassin. On vous indique quand pousser, comment le faire et comment respirer.
C’est la « poussée dirigée ». La sage-femme vous guide dans votre poussée. C’est le cas quand la péridurale est trop dosée ou quand on vous installe trop tôt pour pousser. On va alors vous demander : « inspirez – bloquez – poussez – poussez – poussez – poussez ». C’est exactement la même chose que quand vous êtes très constipée et que vous allez à la selle. Vous devez pousser très fort en apnée vers le bas.

Mais attention la poussée est un acte réflexe, involontaire. Lorsqu’on laisse un accouchement se dérouler normalement, sans intervenir, il arrive un moment où la femme a un besoin irrépressible de pousser (parfois ce besoin est confondu avec une envie d’aller à la selle). C’est un sentiment très fort, impossible à retenir : tout notre corps veut pousser, « ça pousse tout seul ». C’est instinctif. Vous devez ressentir l’envie de pousser. C’est primordial. Par exemple, c’est comme si je vous apprenais à aller à la selle. Aller à la selle est complètement naturel et instinctif. C’est le poids des matières fécales qui pèse au niveau du rectum qui déclenche automatiquement un relâchement du sphincter anal interne et l’expulsion des selles. Au contraire, vous avez appris depuis toute petite à retenir les selles, c’est-à-dire à contracter votre périnée pour assurer la continence du sphincter anal. Lors de la poussée de votre bébé, il va falloir relâcher complètement l’ensemble des muscles du périnée et c’est tout à fait normal que sentiez une pression exercée vers le bas par la tête du bébé. 

Ensuite, vouloir diriger la poussée semble être une hérésie : comme il s’agit d’un acte réflexe, il ne sert à rien de vouloir le contrôler. Au contraire. Essayez de vomir en contractant volontairement votre ventre : vous n’y arriverez pas.
La seule façon de provoquer un vomissement est de déclencher le réflexe qui fera se contracter de façon automatique les muscles mis en jeu dans ce réflexe d’éjection …
Le réflexe d’éjection foetale suit la même logique. Lorsqu’on vous donne l’ordre de pousser, vous allez forcer sur tous vos organes abdominaux pour tenter d’expulser le bébé, en vain. La véritable poussée est une contraction involontaire et irrésistible de l’utérus et d’autres muscles associés – inutile donc de vous donner l’ordre de pousser ou d’arrêter de pousser : dans le premier cas la poussée obtenue ne sera pas efficace et dans le second cas vous ne pourrez pas vous retenir de pousser.

La poussée volontaire court-circuite la poussée involontaire. Elle est épuisante pour la femme et son action néfaste est aggravée par les positions anti-physiologiques qu’on fait adopter à la femme (décubitus dorsal).

La poussée volontaire diminue les chances de conserver un périnée intact : la pression exercée sur lui est plus forte, plus brutale. Par ailleurs (fait paradoxal), le périnée pour s’ouvrir a besoin qu’on « laisse aller » : c’est en se détendant et en remontant que le périnée s’ouvre : pas en se contractant : or la poussée volontaire risque d’interférer avec le processus d’ouverture du périnée.

Pousser sur la phase d’expiration.

Des études récentes établissent que la poussée sur la phase d’expiration serait plus efficace, moins nocive pour le périnée et diminuerait le risque de prolapsus. Mais le mieux est encore de vous laisser respirer comme vous le souhaitez…

Pensez à votre bébé !

N’oubliez jamais ce qui motive les efforts expulsifs : la rencontre tant attendue avec votre bébé après ces neuf mois d’attente. Cela vous donnera beaucoup beaucoup d’énergie…

Il faut tout lâcher !

N’oubliez pas de tout relâcher, de lâcher votre bébé. Ne contractez surtout pas votre périnée. On vous a conditionnée depuis toute petite à retenir les selles et les gaz quand vous êtes en société, donc à contracter votre périnée. Le jour de votre accouchement, il faut au contraire tout tout lâcher. Vous aurez peut être cette « fameuse envie d’aller à la selle » ce qui est formidable. Servez-vous en pour optimiser la poussée.

N’oubliez pas que c’est vous l’actrice de l’accouchement, donc c’est à vous et seulement à vous de pousser et non à la sage-femme !

C’est vous qui accouchez , c’est vous qui êtes seule responsable de ce magnifique miracle de la vie.
Donc c’est fondamental que vous ressentiez ce qui se passe dans votre corps. N’ayez pas peur. Ce moment est à tort redouté par les femmes. Faites confiance à votre corps. Plus vous êtes contractée, plus vous retenez votre bébé, plus vous êtes dans le contrôle, plus cela sera compliqué.

Un moment très fort et très intense

L’expulsion est un moment très délicat : certaines femmes arrivées à dilatation complète sont submergées par leurs émotions, par l’impression qu’elles n’y arriveront jamais, par l’impression qu’elles vont mourir : c’est un sentiment très fort et naturel auquel il faut se préparer, trop peu de femmes en ont entendu parler (Lire à ce propos « aller sur mars » sur le forum Magic Maman). Ce sentiment est en fait le signe que le réflexe d’éjection se met en place.

Par ailleurs, comme le souligne Michel Odent :
« Le passage vers le réflexe d’éjection du foetus est inhibé par toute interférence de l’intimité. Il peut être inhibé par les examens vaginaux, par un contact visuel direct ou par l’obligation d’un changement d’environnement. Il ne survient pas si l’intellect d’une femme en travail est stimulée. Il ne survient pas si la chambre n’est pas assez chauffée ou s’il y a des lumières brillantes. »

Le bébé modèle sa tête au niveau du bassin.

L’expulsion peut être assez longue, notamment chez les primipares : tout d’abord, il y a le modelage de la tête du bébé : la tête du bébé s’adapte au bassin de la femme. Les os de la tête du bébé ne sont pas soudés ainsi la tête peut se modeler et changer de forme pour mieux s’adapter à votre bassin.

Parfois, on a l’impression erronée que le bébé est coincé…
En fait, il réalise juste les adaptations nécessaires à son passage… Le bébé fait des va et vient : chaque contraction le fait descendre un petit peu ; une fois la contraction terminée, le bébé remonte légèrement.

Pour un premier bébé, l’expulsion est donc plus longue car votre bassin n’a jamais travaillé. C’est sa forme osseuse qui « bloque » le passage de la tête du bébé au niveau des deux épines sciatiques (qui sont le deux saillies osseuses du bassin). C’est le plus petit diamètre du bassin. Tout l’effort de poussée consiste à « débloquer » la tête à ce niveau. En effet, la tête est la plus grande partie du corps du bébé. Une fois que la tête a franchi les épines sciatiques, vous avez fait le plus gros de la poussée.

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Petite astuce : lors des efforts expulsifs, visualisez votre bassin avec ces deux saillies osseuses ainsi que la tête de votre bébé. Cela vous donnera un regain d’énergie.

 

Une poussée plus douce sur la dernière phase

Après le franchissement de la tête de votre bébé au niveau des épines sciatiques, votre poussée sera donc beaucoup plus en douceur. A la fin du franchissement des épines sciatiques, le bébé ne fait plus d’allers-retours : chaque contraction le fait descendre une peu plus : la naissance est imminente. Sur la dernière phase, on va vous demander de pousser doucement afin d’étirer en douceur les muscles de votre périnée, ce qui tend à les préserver.
Une expulsion trop rapide peut être à la source de déchirures.
Petite astuce : visualisez un élastique. Plus on le distend brutalement, plus il risque de craquer. Plus vous poussez doucement, plus votre périnée se distend doucement, plus on prévient les déchirures périnéales et l’épisiotomie.

A noter, l’utérus multipare est plus efficace pour la poussée : l’expulsion est plus rapide et nécessite souvent moins d’interventions extérieures.StationsOfDescent_FR

 

La mère doit se sentir libre. La liberté de positions est primordiale.

La future mère est souvent debout, penchée en avant, appuyée sur un mur ou le rebord d’une table, elle éprouve le besoin de se suspendre à quelque chose ou de se mettre à quatre pattes… Avec un besoin de chercher des positions verticales et accroupies, besoin d’agripper et de plier les genoux. La femme trouve dans un accouchement très spontané des positions justes qui vont de pair avec une distension plus harmonieuse de la vulve et ainsi les dégâts périnéaux sont moindres.

L’ANALGESIE PERIDURALE

L’ANALGESIE PERIDURALE

Qu’est ce que l’analgésie péridurale ?

Elle consiste à mise la place d’un cathéter dans l’espace péridural à l’extérieur de la dure mère, entre la 3ème et la 4ème vertèbre lombaire permettant d’injecter le produit anesthésiant pour réduire ou bloquer la transmission des sensations douloureuses, au niveau des racines nerveuses de l’utérus conductrices de la douleur.
Ainsi on supprime ou atténue les douleurs des contractions utérines en bloquant la conduction nerveuse (essentiellement sensitive). On induit un bloc sensitif, moteur et sympathique plus ou moins important selon le produit utilisé sa dose et sa concentration. L’idéal étant d’avoir le bloc moteur le plus faible possible.

Seule la partie inférieure du corps (abdomen, cuisses, jambes) sera analgésiée.

La mise en place d’une péridurale nécessite une surveillance médicale.

L’anesthésie péridurale peut aussi être proposée en cas de césarienne.

Le cathéter reste en place pendant toute la durée du travail afin de permettre l’injection répétée des anesthésiques.

Cette ponction est peu douloureuse car une bonne anesthésie locale au niveau de la peau est pratiquée avant le geste.

⛔️Sauf indications particulières, c’est la femme qui choisit ce type d’analgésie.
L’anesthésie péridurale reste votre libre choix, vous pouvez l’accepter ou la refuser!

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Quand?

Elle peut être posée tout au long du travail et avant l’engagement du bébé dans le bassin.

La péridurale vous est proposée comme un « geste de confort » et ne peut donc être obligatoire ou prioritaire. Sa pose dépend de l’activité des autres secteurs et de la disponibilité de l’équipe d’anesthésie.

Quels sont les effets secondaires ?

– Une difficulté passagère pour uriner est fréquente sous analgésie péridurale et peut nécessiter un sondage évacuateur de la vessie.
-Une baisse transitoire de la tension artérielle peut survenir. Elle sera prévenue par la pose d’une perfusion. Si des dérivés de morphine ont été utilisés, une sensation de vertige, des démangeaisons passagères, des nausées sont possibles.
-Des douleurs au niveau du point de ponction dans le dos peuvent persister quelques jours mais sont sans gravité.
– L’analgésie peut être insuffisante ou incomplète. En cas de difficulté de mise en place ou de déplacement du cathéter, une nouvelle ponction peut être nécessaire.

– Vous ne pouvez plus marcher sous analgésie péridurale.
Pendant l’analgésie péridurale, une sensation de jambes lourdes et une difficulté à les bouger peuvent s’observer si des doses importantes d’anesthésique local ont été nécessaires.
-Au moment de la sortie du bébé, l’envie de pousser peut être diminuée, il ne s’agit plus d’un réflexe mais d’une commande volontaire.
La femme décrit une perte de ses sensations corporelles.

Les différents type de péridurale ?

—Péridurale classique :

elle est la plus pratiquée ; elle enlève à la future maman toute possibilité de se lever ou de se porter sur ses jambes
—-Péridurale PCA :

Grâce à un système de pompe programmable, vous pourrez vous-même vous administrer des doses complémentaires de produit, en appuyant sur un bouton, si la douleur commence à réapparaître (mode « PCEA » : analgésie péridurale contrôlée par le patient). L’intérêt de ce dispositif est de vous permettre d’ajuster plus finement les doses selon vos besoins, et en toute sécurité puisque la pompe est programmée par le médecin pour éviter les surdosages.

—-Péridurale ambulatoire, le must!

(ou déambulatoire) :

L’anesthésiste procède de la même manière que pour la péridurale classique, mais les doses sont plus faibles et associées à d’autres médicaments.
Vous pouvez déambuler et vous gardez une liberté de mouvement. Peu de maternités pratiquent la technique de la péridurale ambulatoire.

Comment se déroule la pose ?

L’analgésie péridurale nécessite une ponction entre 2 vertèbres lombaires dans le bas du dos. Selon votre confort et les habitudes du médecin anesthésiste qui vous prendra en charge, vous pouvez être installée en position assise dos rond.
Pour localiser le point de ponction, l’anesthésiste palpe les parties saillantes des vertèbres lombaires. Ce repérage, très important, peut être rendu difficile en cas d’obésité ou de prise de poids importante pendant la grossesse. Le point de ponction se situe à distance de la moelle épinière.
Après désinfection, une anesthésie locale sera effectuée au niveau du point de ponction. Une aiguille spéciale est introduite et avancée progressivement dans le dos pour le repérage de l’espace péridural. Ce temps délicat nécessite de votre part calme et immobilité. Ainsi, nous vous demanderons de nous prévenir lors de la survenue d’une contraction utérine afin d’éviter les fausses manœuvres.

Une fois l’extrémité de l’aiguille dans l’espace péridural, le cathéter péridural est introduit et l’aiguille retirée. C’est grâce à ce cathéter que vous seront administrés les produits anesthésiques tout au long du travail.

L’effet de la péridurale n’est pas immédiat et l’analgésie est obtenue entre 10 et 20 minutes après l’injection.

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La péridurale, une évidence ? Un choix éclairé ?

« Mais quelle question absurde ! Ce n’est en aucun cas un sujet de doute ou d’interrogations! C’est une évidence, j’aurais sans conteste une péridurale. Je n’ai aucune envie de souffrir. »

Le taux de péridurales lors des accouchements en France figure parmi les plus élevés du monde, avec près de huit femmes sur dix qui en bénéficient. Chez celles qui ont décidé de s’en passer, la moitié finit quand même par y avoir recours.

Certes, la péridurale est incontestablement le moyen le plus efficace de réduire la douleur. C’est un outil extraordinaire, parmi d’autres, pour accoucher par voie basse, surtout s’il est demandé par la maman, mais il doit être utilisé à bon escient. Ça ne doit pas être un choix induit.

Si certaines souhaitent une prise en charge médicale et que la douleur passe inaperçue, d’autres veulent faire de l’accouchement un moment spécifique, une expérience particulière. En effet, certaines femmes entrevoient l’accouchement comme une épreuve maturante, une expérience qu’elles doivent vivre par leurs propres moyens. Comme si cette douleur transformait les femmes en mères.
Il existe également une volonté de ressentir ce qui se passe, d’être actrices de ce moment.
Elles souhaitent, par le biais de la douleur ressentie, avoir la sensation qu’elles mettent elles-mêmes au monde leur enfant. Elles vont alors se préparer à ce moment exceptionnellement douloureux, notamment par le biais de la sophrologie. L’idée étant que les exercices de relaxation permettent d’atténuer la douleur, ou tout du moins de la rendre supportable, en permettant d’anticiper les réponses correctes face à la douleur.

Dans certaines maternités qui pratiquent presque d’office la péridurale, ne pas en vouloir revient à passer pour une masochiste. Pourtant, la douleur n’est pas recherchée en tant que telle.

De nombreuses femmes manifestent à posteriori leur regret de n’avoir rien ressenti, de ne pas avoir été l’actrice de l’accouchement et d’être passée à côté de la naissance de leur enfant.

Ainsi, ce choix final n’est-il pas « téléguidé » par les sage-femmes et les anesthésistes ? Certes, la péridurale est disponible dans tous les services et fait partie de la prise en charge habituelle de la douleur proposée aux femmes, cependant n’est-il pas laissé « peu de choix » à l’expression de la préférence de certaines femmes pour des formes moins médicalisées de l’accouchement?