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QUAND DIABETE GESTATIONNEL RIME AVEC PLAISIR

QUAND DIABETE GESTATIONNEL RIME AVEC PLAISIR

Grâce aux pâtisseries et aux recettes de Celine Billois, les mamans diabétiques peuvent continuer à se régaler. Voici le témoignage gourmand et malin d’une jeune maman. Il aidera de nombreuses femmes et tout particulièrement ma soeur, Julie enceinte de son deuxième bébé à qui on a découvert un diabète gestationnel.

Article rédigé par Céline BILLOIS

Oui, oui vous avez bien lu, c’est possible de se faire plaisir quand on est enceinte et que l’on fait du diabète gestationnel.

Maman d’un petit garçon et bientôt d’une petite fille, pour mes 2 grossesses j’ai découvert à 2 mois et demi que je faisais du diabète gestationnel, j’ai donc passé 1 an à devoir faire attention à ce que je mangeais.

Quand j’ai entendu les conseils de la diététicienne, je me suis dit comme beaucoup d’autres futures mamans que ce régime drastique allait être horrible, que je ne pourrais plus rien manger. Combien de personnes j’ai entendu me dire, « J’ai eu vraiment faim pendant ma grossesse» ou « Moi je m’en fiche je ne suis pas le régime ».

Une chose est sûre, il est très important de faire attention à son alimentation lors que l’on fait du diabète gestationnel. Cela permet :

  • D’éviter d’avoir un bébé de + de 4kg, c’est quand même plus facile lors de l’accouchement et rien que d’avoir ça en tête ça motive.
  • De ne pas prendre trop poids et du coup de très vite retrouver la ligne, (voir même de perdre du poids pendant sa grossesse même si ce n’est pas ce que l’on recherche…).
  • De garder la forme pendant sa grossesse et donc d’avoir une meilleure forme physique le jour de l’accouchement.

 

Alors j’avais 2 options possibles : soit déprimer en ne mangeant plus que des légumes vapeur ou bien prendre les choses du bon côté et choisir de profiter de ce moment pour faire des découvertes culinaires et continuer de prendre du plaisir en mangeant.

J’ai choisi cette 2ème option et je souhaite vous faire partager cette expérience positive car je n’ai pas trouvé de livre ou de blog qui traitaient de ce sujet et que je trouve le discours des diététiciens pas assez fun et motivant à mon goût. Alors que oui, c’est possible de continuer prendre du plaisir à manger quand on fait du diabète pendant sa grossesse !

Je tiens à préciser que je ne suis pas diététicienne et que tous ces conseils sont des astuces qui ont fonctionnées pour moi et que je vous fais partager mais à vous de tester et voir ce qui vous convient, tout dépend de comment votre pancréas réagit. S’il y a bien une chose de pratique avec le diabète gestationnel c’est que 2h après le début du repas, on mesure tout de suite si notre corps tolère ou non ce que l’on a mangé mais comment faire pour savoir avant de manger si notre taux va être bon ou pas, c’est toujours la grande question !

 

  • La base : l’indice glycémique des aliments

La clé, c’est de manger des légumes à tous les repas mais pas que.

Ce qui est important c’est de manger des aliments à indice glycémique (IG) faible ou modéré (<50), de limiter au maximum les sucres rapides et les aliments à IG haut (> 50) et de manger des aliments riches en fibres. Cela ne vous interdit pas de manger des féculents, il en faut à tous les repas pour éviter d’avoir faim mais privilégiez des aliments complets (pâtes complètes, riz complet, pain complet, …) ou les légumineuses (lentilles, quinoa, pois chiches, haricots secs, …), favoriser les cuissons vapeurs ou lentes.

 

Vous trouverez, par exemple, dans les aliments à IG bas à consommer en priorité :

1/Tous les légumes verts : avocat, asperge, blette, brocoli, choux, courgette, endive, épinard, fenouil, haricot vert, poireau, artichaut, aubergine…

2/Protéines : Viande, poisson, œufs, fruits de mer (cuits uniquement) …

3/Les laitages : Lait, fromages (pasteurisés), fromage blanc nature…

4/Légumineuses : haricots secs, flageolets, pois cassés, lentilles, pois chiches, houmous, quinoa…

5/Fruits : fruits rouges en priorité (fraises, framboises, myrtilles, groseilles, cerises, mûres…), grenade, rhubarbe, pommes, fruits de la passion, pamplemousses…

6/Fruits à coques secs : Amandes, noix, noisettes, noix de coco, cacahuètes, pignons de pain, pistache …) et par la même occasion leurs poudres ou leurs purées ou leurs laits (non sucrés) qui sont très pratiques dans certaines préparations.

7/Le chocolat noir à 70% de cacao ou plus (et oui il a un IG bas même s’il ne faut quand même pas en abuser)

 

Cette liste n’est pas exhaustive, pour vous aider je vous conseille vivement de regarder sur internet l’indice glycémique des aliments par exemple sur le site : https://www.montignac.com/rechercher-l-index-glycemique-d-un-aliment/. Je n’ai pas d’actions chez eux (ni chez d’autres d’ailleurs), c’est la liste la plus pratique que j’ai trouvé. Vous allez sûrement voir des aliments dont vous n’aviez jamais entendu parler auparavant mais pourquoi ne pas essayer !

 

Attention toutes les farines ne sont pas égales en terme d’IG 

 

 L’autre astuce est de remplacer la farine de blé (blanche type 45 : IG 85) par d’autres types de farines.

Pour ma part, j’utilise beaucoup de farine de blé complet (IG 45), de sarrasin (IG 50), de petit épeautre complète (IG 40), d’orge mondé (IG 30) ou encore de la poudre d’amande (IG 20). Ces farines se trouvent surtout en magasins bio mais on commence à en trouver de plus en plus dans les supermarchés classiques.

Éviter les farines de riz que l’on retrouve dans les régimes sans gluten mais qui ne sont pas du tout adaptées pour les diabétiques.

Pour vous y retrouver, je vous mets un site avec les IG des farines que j’ai trouvées  https://www.mesbienfaits.com/ig-farine/

 

Quelques astuces classiques mais toujours à garder en tête

 

Le mieux est de cuisiner comme ça vous savez réellement ce que vous mangez, je vais vous donner par la suite des idées de recettes. Mais pour vous simplifier la vie au quotidien mes petits conseils sont :

  • D’acheter des légumes frais, éventuellement déjà prédécoupés ou surgelés ou en conserves,
  • De penser à regarder la composition des aliments, prendre des aliments les moins sucrés et riches en fibres,
  • Faire attention aux publicités « mensongères », attention à ne pas tomber dans le piège des gâteaux sans sucres ou avec moins de sucre, en regardant la composition, ils sont encore très sucrés ou sinon le sucre est remplacé par des édulcorants non conseillés lorsque l’on est enceinte,
  • Lorsque vous avez vraiment besoin d’utiliser du sucre, dans des desserts par exemple, remplacer le sucre blanc (IG 70) par du sucre de coco qui a un IG de seulement 35. Il suffit d’en mettre deux fois moins ! Le sirop d’agave a également en théorie un IG plus bas que le sucre blanc mais pour ma part je n’ai jamais trouvé le bon dosage ou le bon sirop pour ne pas faire monter ma glycémie, donc à utiliser qu’exceptionnellement et en petites quantités.
  • Penser à manger des fibres(crackers aux graines, noix de coco fraiches ou graines de chia par exemple peuvent vous aider trouver l’équilibre lors d’un repas).
  • Tout est une question d’équilibre et de quantités, vous pouvez vous permettre de manger quelques choses avec un IG plus élevé à condition d’en manger peu et de compenser avec d’autres ingrédients à IG faible. Vos mesures vous permettront de savoir comment votre corps réagit à ce que vous mangez, vous serez parfois déçu car vous pensez avoir fait des efforts et le résultat n’est pas là mais a contrario vous pourrez aussi avoir de très bonnes surprises !
  • En cas de craquage, pensez à faire de l’exercice: allez marcher ou allez à la piscine après manger. Idéal pour se détendre, travailler sa respiration et se préparer l’accouchement, à partir du moment où j’ai découvert que ma séance piscine du dimanche matin me permettait de me faire un petit plaisir plus sucré ce jour-là ça m’a changé la vie. En vacances, j’ai pu me permettre pas mal de restaurants sans me faire trop de soucis car nous marchions à rythme rapide après pendant longtemps. Et mes mesures étaient bonnes !

 

Mes recettes insolites, à effet garantis !

 

On a parfois envie de craquer sur des plats interdits alors pourquoi par en faire des versions IG bas pour qu’ils deviennent des plats autorisés ? Et oui, on peut associer diabète et recettes gourmandes, j’ai fait beaucoup de recherches et de tests, et je vous livre mes meilleures trouvailles pour mettre un peu plaisir dans vos repas !

 

Au petit déjeuner :

  • Pancakes au sarrasin: Pour varier un peu vous pouvez tester cette recette hyper facile de pancakes au sarrasin (http://megalowfood.com/blini-au-sarrasin-ig-bas/) que vous pouvez accompagner de fromage frais, de saumon fumé cuit et d’un peu de citron. Vous pouvez les préparer à l’avance, les congeler et les faire réchauffer le matin dans votre grille-pain.
  • N’hésitez pas à vous faire des puddings de chia très facile et très rapide à réaliser. Il vous suffit de mélanger la veille au soir 200ml de lait de coco avec 2 cuillères à café de graines de chia et de mettre au frigo pendant la nuit (mélanger 2/3 fois pour éviter les grumeaux). Vous pouvez rajouter des épices (cannelle, …), du chocolat en poudre si vous le souhaitez mais pas besoin de sucrer. Et le lendemain matin rajouter des fruits frais (mangue, fruits rouges, …), des noix, …

 

Pour les repas : Mon meilleur allié étant le chou-fleur pour remplacer la farine ! En le réduisant en semoule, je vous conseille vivement d’essayer ces recettes.

  • La pizza: si, si c’est possible et franchement très bon ! Mon mari s’est quasiment fait avoir par l’effet trompe l’œil et le goût très très proche

(https://dubiodansmonbento.com/pizza-pate-de-chou-fleur/)

 

Pour les plaisirs sucrés : parce que ça fait plaisir de pouvoir quand même manger un dessert, voici quelques idées pour les occasions particulières :

  • Gaufres à l’orge mondé en remplaçant dans votre recette habituelle la farine blanche par de la farine d’orge mondé et en mettant éventuellement un peu de sucre de coco
  • Mousse au chocolat (et oui même enceinte en choisissant une recette sans œuf soit avec de l’eau de pois chiche (https://voyagegourmand.fr/blog/2016/11/07/mousse-au-chocolat-vegan-au-jus-de-pois-chiches/), soit avec du lait de coco (https://voyagegourmand.fr/blog/2017/04/05/mousse-chocolat-creme-de-coco/)
  • Pâte à tartiner (si, si, vous avez bien lues !) j’ai aussi découvert la pâte à tartiner sans sucre ajouté dans mon magasin bio Queue de cerises qui dispose d’une machine qui mixe des noisettes avec du chocolat noir plus ou moins finement. Si vous n’en avez pas vers chez vous, je pense que c’est faisable en mélangeant de la purée de noisettes avec du chocolat fondu (attention quand même à ne pas tomber dans le pot, addiction très rapide)
  • Pour celles qui habitent sur Paris, vous pouvez aussi tester la pâtisserie IG Bas Les belles envies (https://lesbellesenvies.com/) parfait pour les fêtes.

 

On ne peut pas tout le temps cuisiner, alors voilà mes listes de courses spécial diabète :

 

Au petit déjeuner, l’idéal est de manger salé avec des œufs, du jambon, du bacon, de l’avocat, du fromage, des tomates, … En France on a souvent plus tendance à manger sucré, moi j’aime bien manger des céréales mais malgré le fait que je regarde la composition de chaque paquet, je me suis vite rendu compte qu’il n’y en a pas beaucoup qui passent. En 1er lieu, oubliez les céréales et les granolas classiques et privilégiez les mueslis moins sucrés. Ceux qui me conviennent sont :

  • Le granola bio de la marque A&O à faible IG, même ceux au chocolat passent pour ma part.
  • Les granolas de la marque Lizis’ pauvre en sucre et riches en fibres

 

 

Pour les repas, voici quelques idées de plats faciles et rapides auxquels je n’avais pas forcément pensé :

 

Et pour une envie de resto :

  On a la chance de trouver désormais pas mal de restaurants healthy du style Cojean ou des bars à poké bowl où vous devriez trouver quelques choses qui vous conviennent à base de lentilles, riz complet, quinoa, …

Une autre option est le restaurant libanais. Avec des mezzés à base de pois chiches, d’aubergines, de taboulés, de viandes et de légumes, l’IG du repas est maitrisé en se faisant quand même plaisir, il ne faut juste pas craquer sur les pâtisseries qui annuleraient tous les avantages du repas préalable.

 

Pour d’autres idées de recettes :

Soyez curieuses, testez de nouvelles recettes, c’est le meilleur moment pour faire des découvertes. Voici quelques blogs que j’aime particulièrement. Toutes les recettes ne sont pas adaptées mais on trouve de bonnes idées qui changent :

 

J’espère que tous ces conseils/idées vous aideront à vivre ce régime en vous faisant plus plaisir. Bon courage à vous toutes, je vous souhaite pleins de bonnes choses en attendant l’arrivée de votre bébé. Et surtout, bon appétit !

 

Positions du bébé à l’accouchement : comment bébé se présente-t-il ?

Positions du bébé à l’accouchement : comment bébé se présente-t-il ?

Au cours du dernier trimestre de la grossesse, le bébé se place le plus souvent tête en bas, mais il arrive parfois que le nourrisson se présente par le siège, voire en position transversale. Les explications de Rachel Halimi, sage-femme libérale.

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Durant les deux premiers trimestres de grossesse, votre bébé alterne les postures in utero, car il a la place pour se mouvoir. Lorsqu’il n’a plus suffisamment d’espace pour se retourner, entre le 7ème et le 8ème mois, il adopte alors une position finale, où il se présente généralement tête en bas. Cependant, certains bébés se placent en siège ou en position transversale ce qui peut parfois nécessiter un accouchement par césarienne. Rachel Halimi, sage-femme libérale à Paris, nous explique les différentes positions du bébé lors de l’accouchement et comment il est possible de retourner le bébé s’il ne se présente pas dans la bonne position.

 

lien vers l’article publié dans le journal des femmes https://www.journaldesfemmes.fr/maman/guide-grossesse/2610159-positions-du-bebe-a-l-accouchement/

 

foetus presentation

Les présentations céphaliques

présentation face

Position la plus classique, la présentation céphalique signifie que votre bébé a la tête en bas. Dans ce cas, on privilégie l’accouchement par voie basse car la posture est favorable à un engagement dans le bassin. Cependant, il existe plusieurs présentations céphaliques facilitant plus ou moins la descente du bébé.

Bébé à la tête fléchie

foetus en PCIl s’agit de la posture idéale. L’enfant se présente la tête bien fléchie et l’occiput (l’arrière du crâne) placé contre la symphyse pubienne de la maman. Or, comme le détaille Rachel Halimi, « plus le menton sera rentré contre la poitrine, plus le diamètre du crâne est réduit facilitant ainsi le passage de la tête ».

 

 

 

 

Bébé à la tête défléchie

défléchiéA l’inverse, quand la tête du bébé n’est pas suffisamment fléchie, sa sortie est moins aisée car le diamètre du crâne sera supérieur. Aussi, s’il ne parvient pas à s’engager de lui-même, une césarienne sera pratiquée. Une aide instrumentale – ventouses ou forceps – peut être également nécessaire si le bébé finit par s’engager mais que les efforts expulsifs ( de poussée) maternels ne sont pas suffisants pour sortir le bébé. Par ailleurs, un toucher vaginal permet de toucher les fontanelles de bébé – parties des os du crânes du bébé non encore soudés – et de voir s’il fléchit bien sa tête.

 

 

Les présentations du bébé en siège

 

siegeParfois, le bébé se présente par le siège. Il s’agit alors d’un accouchement un peu plus à risque. Certaines maternités refusent d’ailleurs l’accouchement par voie basse et proposent d’emblée une césarienne à 39 semaines d’aménorrhée, soit 15 jours avant le terme. Cependant, « si suite à une radiographie de son bassin pour s’assurer que le bébé a l’espace suffisant pour naître par voie naturelle, la maman souhaite accoucher par voie basse, elle sera orientée vers une maternité acceptant les accouchements en siège » précise la sage-femme. A noter qu’il y a différents types de sièges :

  • Le siège complet : le bébé se tient en tailleur, les hanches et les genoux en flexion.
  • Le siège décomplété : tel un acrobate, l’enfant a les jambes droites repliées contre lui, les pieds au niveau de sa tête.

Peut-on accoucher par voie basse si bébé se présente par le siège ?

présenation siègeEn fonction du type de siège et de la flexion de la tête, on peut ou non envisager un accouchement par voie basse. « Généralement un siège décomplété aura plus de chance de bénéficier d’un accouchement par voie basse car la posture rend le passage plus aisé qu’en cas de siège complet » note Rachel Halimi précisant toutefois qu’in fine « seul l’obstétricien est à même d’en décider ». D’ailleurs, même si un accord d’accouchement par voie basse a été donné, il s’agit d’un accouchement un peu plus à risque impliquant une surveillance accrue et « la maman est prévenue qu’une césarienne de dernière minute peut être décidée ».

Les positions transversales

Plus rarement enfin, le bébé n’a la tête ni en haut ni en bas mais d’un côté du ventre de la maman, on parle alors de présentation transversale. Dans ce cas de figure, si l’on ne parvient pas, en amont de l’accouchement, à ce que le bébé change de position, il n’y aura pas d’autres alternatives envisageables que la césarienne.

Grossesse alitée : nos astuces pour mieux la gérer au quotidien

Grossesse alitée : nos astuces pour mieux la gérer au quotidien

« Repos strict », c’est ainsi que vous allez devoir passer (ou finir) votre grossesse. Nos conseils et astuces pour le vivre selon les meilleures conditions.

Le verdict est tombé : ces prochaines semaines (ou prochains mois) de grossesse seront alités. Une « particularité » perçue comme une épreuve pour la majorité des femmes. Rachel Halimi, sage-femme libérale à Paris nous livre ses conseils et astuces pour le vivre selon les meilleures conditions.

Lien vers l’article dans Femme actuelle https://www.femmeactuelle.fr/enfant/grossesse/grossesse-alitee-nos-astuces-pour-mieux-la-gerer-au-quotidien-2088276

Tempérer la situation

Primo : relativiser. « Il faut se dire que si ce n’est que l’histoire de quelques semaines dans une vie, ce n’est pas si terrible que ça », concède-t-elle. Plutôt que de broyer du noir – ce qui, de toute façon ne changera rien à la situation -, la professionnelle suggère de profiter de ce temps pour se reposer, se ressourcer, lire, tricoter, regarder des films, ou encore préparer un album photo de naissance par exemple…

Faire de nouvelles activités

« Dans la grande majorité des cas, grossesse alitée ne veut pas dire « alitement strict », mais plutôt repos. À savoir, limiter le facteur stress et éviter de solliciter ses muscles (surtout autour du ventre) », explique la sage-femme. Mesdames, vous avez donc le droit de passer du lit au canapé. (Rires). Plus sérieusement, si l’idée est de rester tranquille, vous pouvez continuer à recevoir de la visite et à faire quelques activités. Encore une fois, rien de tel qu’un peu de temps pour lire, tricoter, ou regarder la télévision.

Accepter l’aide des autres

Votre devise : « on n’est jamais si bien servi que par soi-même. » Oui, alors pas de chance, vous allez devoir déléguer et laisser un peu les autres vous aider. « Le rôle de l’entourage est primordial lorsque la future maman est alitée », indique Rachel Halimi. Les tâches ménagères ? C’est pour votre conjoint. (Quel dommage !)

Ne pas vous décourager

Il est important de préciser que ce n’est pas parce qu’on a été alitée lors d’une grossesse que cela se déroulera de la même manière pour la suivante. Chaque grossesse est différente et celles à venir peuvent très bien se dérouler normalement.

Colostrum : quels bienfaits pour le bébé lors de la première tétée ?

Colostrum : quels bienfaits pour le bébé lors de la première tétée ?

https://www.journaldesfemmes.fr/maman/bebe/2575701-colostrum-bienfaits-premiere-tetee-bebe/

En quoi le colostrum se distingue-t-il du lait maternel et surtout, quelles sont les vertus de celui que l’on surnomme le « lait d’or » ? La sage-femme Rachel Halimi nous éclaire.

 

Qu’est ce que le colostrum?

Après l’accouchement, le colostrum est le premier lait que va produire la maman. « Il s’agit d’un lait de transition ayant la particularité d’être produit en plus faible quantité que le lait maternel », explique la sage-femme Rachel Halimi. Sa couleur et sa texture diffèrent également : le colostrum est jaune-orangé et son liquide est plus épais. Le moment où le bébé va ingérer ce colostrum survient avant la montée laiteuse.

 

Colostrum: combien de jour?

Le colostrum est idéal pour le bébé car il contient d’incroyables propriétés. Néanmoins, il ne s’agit pas d’un lait permettant au nourrisson de grossir, « il reprend généralement du poids une fois que la montée de lait est faite, en principe entre le deuxième et le quatrième jour de vie » précise Rachel Halimi.

Les bienfaits du colostrum: un liquide d’or aux multiples vertus

« Jadis, dans certaines cultures, on faisait jeter ce lait aux mères en pensant qu’il était néfaste du fait de sa couleur orangée » s’étonne Rachel Halimi « or, on s’est aperçu qu’au contraire il était excellent pour le bébé ». Surnommé « liquide d’or » pour ses vertus extraordinaires, le colostrum est une sorte de bombe vaccinale naturelle qui va participer à développer l’immunité du bébé car il est très riche en anticorps. Une aubaine pour le nouveau-né qui n’a pas encore l’immunité nécessaire pour faire face à tous les germes auxquels il se retrouve soudainement exposé. Également très riche en protéines et peu riche en lipides et en glucose, « ce lait de transition s’avère complètement adapté au nourrisson doté d’un système digestif immature et d’un estomac minuscule » détaille la sage-femme. Et pour cause, parfaitement adapté au profil nutritif du nouveau-né, il lui permet d’ingérer uniquement les nutriments dont il a besoin à la naissance. Sa consommation limite également les risques d’hypoglycémie. En outre, le colostrum va favoriser son transit en l’aidant à évacuer le méconium pour laisser place aux vraies selles. Enfin, ce premier lait contient des propriétés très cicatrisantes, pratique notamment pour aider à cicatriser l’aréole du mamelon de la jeune maman parfois à vif lors des premiers jours d’allaitement.

Peut-on allaiter uniquement jusqu’à la montée laiteuse ?
Accouchement : les différentes positions pour soulager la douleur pendant le travail

Accouchement : les différentes positions pour soulager la douleur pendant le travail

Et si accoucher sur le dos n’était pas une position adaptée pour la future maman ? 
C’est en tout cas ce que nous révèle Rachel Halimi, sage-femme libérale à Paris. Elle nous donne les différentes alternatives pour mettre au monde un bébé.

https://www.femmeactuelle.fr/enfant/grossesse/accouchement-les-positions-pour-soulager-la-douleur-pendant-le-travail-2085367

Pour la petite histoire, l’accouchement sur le dos remonterait à l’époque de Louis XIV. Ce dernier aurait alors imposé cette position à une de ses maitresses, Louise De La Vallière, de sorte qu’il puisse voir naître son futur enfant. François Mauriceau, père de l’obstétrique en France et médecin en charge de cette naissance ayant apprécié le confort de cette technique, il aurait par la suite rédigé un ouvrage préconisant entre autres l’emploi de cette position. Elle aurait ensuite été introduite à l’hôpital et dans les maternités comme la position d’usage. Jusqu’à aujourd’hui où de plus en plus de maternités reviennent à des méthodes encore plus ancestrales, plus confortables et mieux adaptées aux différentes phases de travail. Rachel Halimi, sage-femme libérale à Paris,nous les dévoile.

Les postures qui soulagent et accélèrent le travail

Avant de développer, la professionnelle préfère remettre les choses au clair : « la bonne position pour donner naissance à son enfant est celle où on se sent le plus à l’aise », amorce-t-elle. Et rien ne vous empêche d’en essayer plusieurs au moment d’accoucher.

Il faut différencier les positions que la femme adoptera pendant le travail pour se soulager et les positions prises lors de la poussée.

  • Rester debout ou accroupie : lorsqu’elle accouche debout ou accroupie, la future maman « joue avec la gravité et la pesanteur pour aider son bébé à trouver son chemin et descendre », explique la professionnelle. Pour cela, il faut qu’elle trouve un angle entre son abdomen et ses cuisses, inférieur à 90°C. Elle pourra également s’aider de ses mains ou de ses bras, appuyée contre le mur. « Bien sûr, cette position sera plus adaptée aux femmes qui accouchent sans péridurale« , indique-t-elle. La péridurale pouvant entrainer une faiblesse des jambes et empêcher à la future maman de se tenir debout.
  • Sur un ballon : la femme enceinte peut également s’aider d’un ballon pour mieux vivre les contactions utérines de travail. Dans ce cas-là, elle se tiendra suspendue et penchée vers l’avant (ventre dans le vide) avec balancement du bassin. « Cette position permet d’accentuer la gravité mais sans solliciter le support des jambes. Elle stimule également la circulation sanguine, la chaleur et l’élasticité du périnée ».
  • Sur le côté : courante en Grande-Bretagne, cette manière d’accoucher présente également quelques avantages. Elle favorise entre autres le relâchement du périnée. À noter, cette position est possible même avec une analgésie péridurale. « Il est important de préciser que si la péridurale est bien dosée, on peut conserver une certaine mobilité même si l’on ne peut pas se porter sur ses jambes », rappelle la sage-femme.

Massages, chaleur… les autres solutions qui soulagent et accélèrent le travail

  • Les massages : « plusieurs choses peuvent également aider la femme à mieux vivre la puissance des contractions « , selon la professionnelle. J’ai nommé, les massages ou les points d’acupression.  Et pour cause, ils stimulent l’organisme et favorisent la libération d’endorphine, substance chimique produite par le cerveau qui possède naturellement un effet antidouleur et relaxant. Ils peuvent donc soulager la douleur et réduire le stress pendant la première phase de l’accouchement. À chaque contraction, le père va réaliser une contre pression en appuyant fermement sur vos fossettes lombaires.
  • La chaleur : autre élément qui peut aider une femme enceinte à supporter l’intensité des contraction : la chaleur. Rachel Halimi suggère ainsi de mettre des compresses chaudes et humides sur les zones du corps sollicitées par les contractions. À savoir, dans le bas du dos et sur le ventre pendant le travail et au niveau de la vulve au moment de la naissance de l’enfant, afin d’assouplir les muscles du périnée. La baignoire fait également partie des bons outils pour mieux vivre les contractions. De nombreuses maternités s’en équipent d’ailleurs afin de retarder la pose de l’analgésie péridurale.