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Les nausées et vomissements : comment les surmonter avec l’appui des médecines « douces » ?

Les nausées et vomissements : comment les surmonter avec l’appui des médecines « douces » ?

Rassurez-vous les nausées et les vomissements touchent une majorité de futures mamans en début de grossesse. Responsable : la progestérone. Cette fameuse hormone qui a pour rôle d’empêcher les contractions de l’utérus agit aussi sur le tube digestif. Ces troubles apparaissent généralement entre 4 et 9 semaines d’aménorrhée. Avec un sommet vers 7 à 12 semaines et une résolution spontanée avant la 16e semaine. De nombreuses prises en charge puisées dans la médecine traditionnelle chinoise, l’ostéopathie, la relaxation, etc… apportent un autre regard sur ces symptômes qui peuvent être particulièrement invalidants au quotidien.

1/ Il est nécessaire de bien s’hydrater.

Il est recommandé de boire très régulièrement de l’eau en petite quantité pour éviter la déshydratation.

2/ Adoptez un régime alimentaire adapté.

Fractionnez vos repas en les préférant plus légers, moins gras et moins sucrés mais plus fréquents. Le but étant de ne jamais rester l’estomac vide ce qui intensifie le malaise.
Il est conseillé de commencer votre journée tranquillement au lit. Prenez le temps et demandez à votre conjoint de vous apporter le petit déjeuner au lit. Profitez de votre grossesse pour vous faire chouchouter. Le matin, environ 30 minutes avant de vous lever, allongée dans votre lit,  commencez par manger un cocktail de sucres lents et rapides, par exemple quelques amandes, un jus de fruit pressé ou une compote de fruit et 4 tartines de pain complet. Mangez souvent et en petites quantités des céréales telles que le millet, le maïs et le quinoa. Mâchez lentement, laissez votre estomac se poser et bien prendre sa place.
En médecine chinoise, les prescriptions diététiques concernent toute la durée de la grossesse contre-indiquant certains aliments trop chauds, trop froids ou crus qui sortent du réfrigérateur. L’estomac n’aime pas le froid. Attention aux aliments surgelés aussi. Il est préférable de faire rentrer en vous des aliments tièdes car l’estomac a besoin de chauffer le bol alimentaire à la température du corps, soit 37°C pour pouvoir le digérer et le transformer. Le grand principe est que le corps dépense le moins d’énergie à digérer.
Vous pouvez également tenter de faire des cures de citron pendant trois jours : pressez un demi-citron dans un grand verre d’eau tiède, soit à jeun, soit vers 11 heures du matin, buvez lentement. Pensez également à manger des légumineuses comme les lentilles.

3/ L’acupuncture est également une bonne alternative thérapeutique.

Le but premier de ce traitement est de rétablir l’équilibre des énergies qui sont rendues instables par la grossesse.

4/ L’homéopathie

Vous pouvez aussi essayer l’homéopathie qui est un traitement dénué d’effets secondaires et peu couteux. Consultez un professionnel formé qui vous prescrira le traitement le plus adéquate, comme par exemple Nux vomica…

5/ L’acupression

Vous pouvez également consulter un praticien de shiatsu et accoutumé aux femmes enceintes qui vous formera à l’acupression. Cette technique japonaise consiste par petites pressions des pouces à stimuler les points d’acupuncture. En effet, grâce à l’automassage de zones ciblées que vous aurez appris à localiser, vous allez soulager vous-même nausées et vomissements à moindre cout et sans effets secondaires.

5/ La détente !

Enfin, accordez-vous des temps de détente ou des vacances. Ménagez-vous. Au programme : du repos et encore du repos ! Limitez le stress et les tensions. Faites des siestes. N’hésitez pas à faire un massage énergétique, du watsu, de la sophrologie, de l’hypnose, ou encore du yoga afin de prendre soin de votre corps en pleine transformation.

Comment gérer une grossesse avec un premier enfant en bas âge ?

Comment gérer une grossesse avec un premier enfant en bas âge ?

La famille s’agrandit. Vous êtes heureuse mais vous êtes inquiète au sujet de votre nouvelle organisation avec un enfant en plus à gérer. C’est tout une vie de famille à réinventer.
Lors de votre première grossesse, vous n’aviez à vous préoccuper que de vous-même. Lors de cette nouvelle maternité, vous êtes beaucoup moins centrée sur votre ventre. Tout cela est tout à fait normal. Ne vous culpabilisez pas ! Chaque grossesse est différente.

1/ Communiquez énormément avec votre aîné afin de le rassurer.

Les enfants ont des antennes pour détecter la grossesse. Ce sont de véritables éponges. Il est donc important de lui en parler, de l’impliquer dans les préparatifs de l’arrivée de ce bébé. Demandez-lui son avis par exemple sur le choix du prénom mais sans trop insister.
Expliquez-lui que vous êtes un peu plus fatiguée mais que cela est tout à fait normal et passager afin qu’il comprenne que vous allez progressivement moins pouvoir le porter. N’hésitez pas à vous procurer des livres pour l’initier en douceur au bonheur de devenir grand frère ou grande sœur.
Pour ce qui est de la régression, ce n’est pas une fatalité. Chaque enfant réagit à sa manière. Il peut être un peu jaloux les premiers temps ou son sommeil peut être un peu perturbé. C’est tout à fait normal. Etre enceinte pousse à vouloir faire « grandir » le premier, parce que par exemple, on le porte moins volontiers, etc. Il faut à la fois valoriser le fait de grandir mais ne pas le faire à marche forcée, c’est à dire laisser des espaces de régression. Essayez de faire les changements nécessaires en douceur avant l’arrivée du bébé comme par exemple changer votre aîné de lit en valorisant le lit de « grande », histoire que le lit à barreaux ne soit plus le sien depuis un moment quand vous y aurez mis son petit frère ou sa petite sœur.
Vous devez également accepter que le grand ne soit pas toujours content. On fait un autre enfant pour soi et pas pour lui. Il n’a donc pas à se réjouir de l’arrivée de ce bébé même si on peut lui dire qu’il sera peut-être heureux après d’avoir un frère ou une sœur. Il faut garder en tête qu’au début, un bébé c’est assez peu intéressant : ça ne joue pas et ça mobilise beaucoup l’attention des parents.

2/ Sachez vous accorder des temps de repos et fixez-vous des limites.

Cela est primordial. Une maman épanouie, reposée, bien dans sa tête est d’avantage à l’écoute de ses enfants et disponible pour eux. Il faut donc savoir se coucher suffisamment tôt, faire la sieste ou au moins se reposer au calme dès que possible.
Une règle d’or : « On ne peut pas prendre soin d’autrui si on ne prend pas soi-même soin de soi… »
Profitez également de vos séances de préparation à la naissance pour investir au maximum cette grossesse. Il existe de nombreuses préparations à la naissance et à la parentalité, en yoga, sophrologie…
N’hésitez pas à faire quelques séances avec votre conjoint. C’est un bon moyen de l’impliquer également.

3/ Faites-vous aider autant que possible (conjoint, ami, famille, voisin, aide à domicile).

Mettez vos visiteurs au travail : courses, repas…
Faites appel aux plats préparés et livraison à domicile…
Renseignez-vous auprès des services sociaux, de votre mutuelle, et cætera sur les aides extérieures dont vous pouvez bénéficier.
Demandez à ce que l’on vous garde votre aîné une heure et profitez de ce temps libre pour faire une activité qui vous procure du plaisir. Au programme : massage, relaxation, Yoga, sophrologie, marche à pied…
Les jours qui suivent la naissance, déléguez un maximum. Faites appel aux grands parents, aux amis et au papa pour vous aider un maximum dans la gestion du quotidien.

4/ Organisez-vous pour faire le minimum de tâches ménagères.

Ne soyez pas exigeante sur la tenue de votre intérieur.
N’hésitez pas à solliciter une aide-ménagère si vos moyens vous le permettent.
Et si vous vous faisiez offrir comme cadeau de naissance quelques heures de ménage ?

Je vous recommande vivement d’organiser l’après accouchement pendant votre grossesse et de prévoir de l’aide pour les courses, le ménage, les repas… En fin de grossesse, vous pouvez avancer les démarches administratives afin que les courriers (Sécurité Sociale, CAF, employeur, crèche, etc) n’aient plus qu’à être complétés et envoyés à la naissance.

5/ Faites le plein de vitamines afin de lutter contre la fatigue.

Faites attention à manger sainement et profiter d’une supplémentation en vitamines pour vous redonner du tonus.

Bébé en siège : quelles astuces naturelles pour l’aider à se tourner?

Bébé en siège : quelles astuces naturelles pour l’aider à se tourner?

La date du terme se rapproche, et votre bébé n’a pas encore daigné se retourner ?

Au lieu d’avoir sa tête positionnée dans le bassin de sa mère vers le bas, en présentation dite céphalique, ce sont les fesses où les jambes du bébé qui se présentent en premier à l’entrée du bassin.

Pas de panique ! 3 à 4 % des bébés se présentent les fesses vers le bas à terme. En règle générale, ils prennent leur position définitive la tête vers le bas au cours du 7ème mois.

Si le foetus se présente ainsi à l’échographie du 3ème trimestre (~32SA), voici quelques méthodes douces qui peuvent aider votre bébé à basculer tête en bas. Ça ne marche pas à coup sûr mais pourquoi ne pas tenter ?

1/ Essayez l’hypnose.

Dans un premier temps, la mère est hypnotisée afin qu’elle atteigne un état de détente profonde en atténuant les craintes inconscientes. De cette manière, les muscles utérins sont relâchés.

Ensuite, la mère est amenée à imaginer son bébé en train de se retourner, grâce à une technique de visualisation.

2/ Est-ce que l’haptonomie peut « inviter » mon bébé à se tourner ?

Si vous effectuez une préparation à la naissance et à la parentalité en haptonomie, le praticien formé invitera votre bébé à modifier sa position par le toucher affectif et sécurisant.

Par la suite, ces gestes vous seront enseignés afin de pouvoir les reproduire à la maison. Rappelons que l’haptonomie vise à établir un lien affectif entre le bébé et ses parents, par contact avec la peau (toucher) et la communication verbale.

3/ L’ostéopathie, pour redonner de l’espace au bébé

En exerçant des pressions légères, l’ostéopathe agit pour redonner de la mobilité au bassin. Il essaie également de relâcher le muscle utérin, pour offrir plus d’espace à votre bébé et ainsi l’inciter à se placer la tête en bas.

4/ L’acupuncture, est-ce que ça marche ?

Cette méthode indolore, grâce à la stimulation par aiguille d’un point situé à l’angle externe du cinquième orteil de la future mère, active les mouvements du bébé.

Il existe une autre technique issue de la médecine chinoise, la moxibustion, avec des objectifs identiques. Le même point (à l’angle externe du cinquième orteil) est chauffé par la combustion un bâton d’herbe appelée armoise.

Dans une étude réalisée par Cardini et al. en 1998, publiée dans le Journal of American Médication Association, le groupe moxibustion avait un taux de version de 75,4% contre 47,7% dans le groupe témoin. Aucun effet indésirable n’a été observé dans cette étude ou toute autre étude similaire.

En pratique, entre 32 et 36 SA deux à trois séances d’acupuncture augmentent la possibilité que le fœtus se tourne spontanément la tête vers le bas.

D’autres points d’acupuncture sont également stimulés pour assouplir l’utérus, éviter l’apparition de contractions, empêchant votre bébé de tourner et également des points pour harmoniser la grossesse. Ils seront définis après avoir fait un diagnostic spécifique à votre état énergétique.

En complément de la moxibustion, il est conseillé également de faire les positions décrites ci- dessous.

5/ Les positions inspirées du Yoga

Les postures se pratiquent après le dépistage d’une présentation du siège à l’échographie de 32 semaines d’aménorrhée, un quart d’heure à vingt minutes, matin et soir.

Elles ont pour objectif de stimuler l’activité motrice du fœtus.

-Le « pont passif de Bayer », qui est une méthode consistant à surélever vos fesses tous les jours, matin et soir pendant 20 minutes, à 30 cm du sol. Pour cela, vous pouvez installer un coussin de grossesse sous vos fesses lorsque vous regardez la télévision ou dans votre lit, avant de vous coucher.

Réalisez cette position plusieurs fois par jours, jusqu’à ce que bébé se retourne !

-Position genou-pectorale

Installez-vous à genoux. Prenez appui sur les mains. Après une détente musculaire et respiratoire profonde, fléchissez les genoux et posez les avant-bras et les coudes au sol.

Si le succès est au rendez-vous, vous vous en apercevrez dans les jours qui suivent, les mouvements du bébé ne seront pas les mêmes et vous sentirez ses pieds… sous votre poitrine !

Si après avoir tenté toutes ces techniques naturelles, le bébé ne s’est toujours pas tourné tête vers le bas, le professionnel qui vous suit, pourra vous proposer une version par manœuvre externe (VME).

Qu’est-ce que la version par manœuvre externe ?

La version par manœuvre externe consiste à retourner un fœtus qui se présente par le siège (fesses en bas) ou en position transverse pour lui amener la tête en bas, dans la position habituelle pour un accouchement normal.

Elle ne s’effectue qu’en milieu hospitalier. Une matinée est nécessaire.

Vous aurez un rendez-vous à la maternité le jour de la version. Le gynécologue essaiera en posant ses mains sur votre ventre de faire bouger le bébé en repoussant sa tête et en le faisant pivoter dans l’utérus, par des poussées effectuées sur le ventre de la mère. Cette manœuvre est un peu inconfortable, mais l’essai ne dure au plus que quelques minutes. La VME se pratique sous contrôle échographique. Vous êtes allongée sur le dos, jambes légèrement fléchies, vessie vide.

Le retour à domicile se fait le jour même, après la version, suite à un contrôle par monitoring d’une heure.

A quel terme de la grossesse essaie-t-on de verser ?

L’âge idéal pour une version externe est aux alentours de la 36e semaine d’aménorrhée. S’il y a assez de liquide amniotique, on peut même essayer de verser jusqu’à la date prévue de l’accouchement.

Quels jeux d’éveil proposer à mon bébé à 1 mois?

Quels jeux d’éveil proposer à mon bébé à 1 mois?

Même s’il est encore tout petit, n’hésitez pas à lui proposer chaque jour un nouveau jeu très simple et court qui va l’aider à découvrir son nouveau monde. Votre enfant appréciera cette complicité lors de ses temps d’éveil. Sachez que votre bébé est « un artiste » en devenir. Tous ses sens sont exacerbés. Il ne demande qu’à écouter, voir, toucher, sentir.

C’est un petit être humain extrêmement compétent qui va vous surprendre !

C’est un amateur de musique !

Bien avant que votre bébé puisse parler, il développe ses compétences auditives pour appréhender le langage. Chantez-lui des chansons. Faites-lui écouter des comptines ou de la musique classique. Les sons aigus vont davantage captiver son attention.
Astuce : Parlez-lui ou chantonnez lors des changes lorsqu’il est sur sa table à langer. C’est un moment propice pour échanger avec lui. Non seulement il est concentré sur vous, mais en plus votre visage est proche du sien.
Pourquoi ne pas essayer également quelques pas de danse au son d’une douce musique pour calmer un bébé ronchon?

Mon bébé est un artiste.

Dans les premiers mois de vie, les bébés ne voient pas les couleurs, mais en se concentrant sur des images très contrastées, ils développent leur vision et commencent à reconnaître quelques formes simples.
Installez votre enfant sur vos genoux. Feuilletez les images d’un livre ou montrez lui un tableau en noir et blanc en les positionnant à environ 20 ou 30 centimètres de son regard. Vous verrez que cette première rencontre avec l’art est époustouflante, il suit du regard ce nouveau monde visuel qui s’offre à lui.
Autre astuce : installez un mobile de couleur noir et blanche au-dessus de son lit ou de son tapis d’éveil. En captant son attention, il accompagne également son développement sensoriel, son observation et sa concentration. C’est le premier objet que vous pouvez présenter à votre bébé en autonomie. Vous pouvez le construire vous-même et le suspendre au-dessus de la table à langer.

Quelques exercices de gymnastique.

Un bébé dort la nuit sur le dos. Mais durant ses moments d’éveil, positionnez sur le ventre sur un tapis d’éveil. C’est un très bon exercice pour l’aider progressivement à ramper, faire du quatre pattes, puis se tenir assis. Mettez également des jouets colorés sur le tapis d’éveil afin qu’il apprenne à tourner sa tête sur les côtés.

Des massages : le toucher affectif

A travers le massage, vous communiquez avec votre bébé, vous lui apportez détente et bien être. Vous allez découvrir un moyen ludique et complice pour interagir avec votre bébé en fonction de ses besoins : le stimuler, l’apaiser, soulager certains de ses maux.
Une astuce : offrez-vous ou faites-vous offrir une séance de massage bébé.

Jeu du miroir

À partir de sa première semaine de vie, votre enfant apprend à reconnaître et imiter les gens. Mettez en scène une interaction à double sens.
Placez-vous devant le visage votre bébé à moins de 30 cm et amusez-vous à lui tirer la langue, tout en expliquant tout haut ce que vous faites. Il va chercher à vous imiter. À mesure que votre bout de chou grandira, ce jeu deviendra encore plus amusant, car vous en viendrez à vous taquiner l’un l’autre, en inventant des mouvements que l’autre devra imitera.

Rappelez-vous : chaque bébé est unique et se développe à son rythme ! Si le vôtre n’est pas tout à fait prêt pour ces jeux, ne vous inquiétez pas. Réessayez-les dans quelques jours.

Comprendre le langage de son bébé et ses compétences

Comprendre le langage de son bébé et ses compétences

Vais-je réussir à comprendre mon enfant ?
Vais-je lui apporter tout ce dont il a besoin? Vais je être une « bonne-mère »?

Loin de notre langage d’adulte verbale, cet être humain en devenir entre en communication d’une façon singulière, voire incompréhensible. Son rythme de sommeil, ses pleurs, ses bruits, sa respiration, ses selles… Tout peut devenir rapidement source d’angoisse pour vous, jeunes parents en devenir, confrontés à ce « petit mammifère ».

Ne vous inquiétez pas, c’est le vôtre… Soyez zen.
C’est avec le temps que l’on devient parents.
Faites lui confiance ! Un nouveau né à des compétences.
Faites vous confiance ! Il n’y a pas de norme, il n’y a pas de livre de recettes pour devenir parent. Pas de mode à penser ou à faire, pas de mode d’emploi.

Mettez vous dans votre bulle car c’est au contact quotidien de votre bébé dans un atmosphère d’intimité que vous apprendrez le mieux ce nouveau rôle de parents!
Et n’oubliez pas que votre bébé a énormément de ressources. Certes, il est petit et dépendant de vous mais il n’est pas si fragile.
Ne vous laisser pas tyranniser par les pleurs. Il ne faut pas toujours les interpréter sur le versant négatif. Vous avez forcément entendu parler des fameux « pleurs du soir ».
Ce sont des pleurs de décharge. Beaucoup de bébés à la tombée de la nuit expriment leur fatigue et leur angoisse par cette extériorisation de cris qui peuvent être très, très éprouvants pour les parents. Rien de grave … Ne paniquez pas face à ces pleurs inconsolables. Et si vous ne parvenez pas à les calmer, ne culpabilisez pas. Vous n’êtes en aucun cas des parents indignes.
Ne vous jetez pas immédiatement sur votre bébé dès qu’il pleure car il a des ressources pour s’apaiser et se calmer tout seule.

Si cette naissance est un bouleversement immense dans votre vie de femme et de couple, votre bébé vit également un ras de marais.
Découverte de la sensation de la faim, du froid, de la lumière, du vide… Son environnement olfactif et visuel est totalement bouleversé brusquement.
 » D’un coup, je suis tenu immobile! J’ai faim, j’ai froid, je suis perdue avec toutes ces lumières éblouissantes et ces nouveaux bruits. J’ai peur face à ce nouveau silence nocturne…  »
Imaginez-vous ce que pouvez ressentir votre bébé, bercé dans ce cocon utérin dans un milieu liquidien chaud, tout contenu dans votre ventre.
« Je suis au chaud dans la pénombre dans ce doux cocon utérin, bercé par les mouvements de maman et de sa respiration »

Essayez de lui faire revivre dans ce milieu aérien, terrestre toutes les sensations vécues in utero pour que cette transition, cette défusion corporelle mère-bébé se fasse en douceur.

En fonction de chaque enfant, plusieurs semaines, jours, mois passeront avant que vous ne compreniez enfin son rythme, ses besoins et son langage. Votre bébé va finir par être sécurisé dans ce nouveau monde. Laissez-lui du temps pour caler son rythme de vie, veille et sommeil au votre. Après quelques nuits blanches, tout va finir par rentrer dans l’ordre.

▪En attendant quelques petits conseils inspirés du bon sens pour sécuriser votre bébé mais pas de «solution miracle » :

1/Le peau à peau :
Faites du peau à peau. Le contact corporel rassure votre bébé. Votre bébé tisse avec vous des contacts et des liens sensoriels/olfactifs très forts. Le langage est au delà des mots, ce n’est pas parce que votre bébé ne parle pas qu’il ne communique pas. Il ressent énormément de choses. C’est un petit mammifère doué d’une sensibilité incroyable qui vous surprendra.

2/Contenir le bébé :
Vous pouvez emmailloter votre bébé ou le faire dormir dans un espace contenant. Évitez les grands lits à barreaux. Il n’aime pas la sensation de vide.

3/Limiter les lumières ou les bruits agressifs ou l’excès de stimulation, notamment lors des visites de l’entourage.
Beaucoup de stimuli risquent de l’exciter. Rappelez vous qu’il était dans un milieu aquatique sombre, au calme, bercé par des bruits sourds. Mettez vous dans votre bulle, votre cocon, dans un environnement serein. Vous pouvez également mettre une veilleuse, une petite lumière douce dans sa chambre.

4/ Les échanges verbaux-la transmission d’émotions par des sons ou des vocalises.
Parlez beaucoup à votre bébé. Il entend et comprend les intonations de votre voix. Vous pouvez lui chanter des chansons ou lui faire écouter des berceuses ou des musiques douces. Il a entendu votre voix pendant neuf mois donc les sonorités de votre voix sont des repères extrêmement rassurants et sécurisants.

5/Respectez son rythme de sommeil.
Ne jamais réveiller à la maison votre bébé qui dort même si cela fait très longtemps qu’il n’a pas mangé ! Il ne risque pas de mourir de faim. Ne vous inquiétez pas, un enfant né à terme de poids normal ne se laisse jamais affamer.

6/ Préservez l’environnement olfactif de votre bébé.
Mettre un linge avec votre odeur comme doudou, le fameux objet transitionnel. Votre bébé est très sensible à votre odeur donc ne changez surtout pas de parfum, cela risquerait de le perturber.

7/ Votre bébé a besoin de repères sécurisants.
Essayez d’instaurer beaucoup de repères dès le début et évitez qu’il passe de bras en bras, ou de lieu en lieu. Lors de voyages, de changements, votre bébé peut en être perturbé.
Les bébés sont un peu casaniers comme les personnes âgées. Vivez dans votre bulle au calme.
Vous pouvez également mettre en place progressivement un rituel du coucher.

8/ Votre enfant est en miroir de vos humeurs.
Prenez soin de vous! N’oubliez pas de vous reposer et de dormir.
Le bébé est une « éponge ». N’oubliez pas que pour prendre soin de l’autre, il faut être soi même en forme ! Votre enfant a besoin d’une « Maman Zen » et reposée pour mieux vivre ses pleurs. Faites des siestes et limitez les visites. Mettez vous dans votre bulle. Votre bébé a besoin pour grandir et se structurer de deux piliers solides sur lesquels s’appuyer. Cette solidité parentale, ce développement de profondes racines passe par votre repos et votre sérénité.

9/ Le bercement et les mouvements vibratoires
Les balades en poussette, en porte bébé ou en voiture calment les pleurs de votre bébé. Les vibrations et le bruit du moteur de votre voiture rappelle à votre bébé les bruits de votre corps! Il avait l’habitude dans votre utérus d’être regroupé sur lui-même, bercé par le rythme de les mouvements de votre respiration, de votre digestion et de votre cœur.

10/ Un confort thermique maximal
Il faut un environnement chaud pour votre bébé. Il faut toujours bien couvrir votre bébé.
Il a vécu pendant 9 mois à 37° donc votre bébé a besoin d’être bien couvert les premiers jours. On lui met même un petit bonnet. On peut chauffer la salle de bain un peu avant de changer bébé. Votre bébé risque de pleurer quand vous lui changez sa couche car il n’est pas familiarisé avec cette nouvelle sensation de nudité et de froid.

11/ Ne pas laver trop souvent votre bébé de manière agressive. Pas d’excès d’hygiène. Votre bébé n’est pas sale ! D’ailleurs, on ne lave pas le bébé à la naissance. Vous pouvez lui donner un bébé tous les deux à trois jours. Il faut préserver un maximum son environnement olfactif primitif.

12/ N’hésitez pas à masser votre bébé.
Plus que tout, le bébé a besoin d’être touché. Cette approche fait naître chez les parents un rapprochement, une relation privilégiée. Le massage est précieux en renforçant leur habilité à aider leur enfant à se détendre. Enfin, le massage augmente la notion d’écoute des besoins du bébé.

13/ Le portage
Le bébé n’est jamais mieux que porter dans les bras de sa mère, au chaud tout en tétant le sein. Tout contre son porteur, l’enfant s’agrippe naturellement, il s’enroule autour de son axe en position fœtale et retrouve les bruits respiratoires et digestifs qu’il a entendu pendant 9 mois, tout en étant bercé par les mouvements du porteur.

14/ La succion apaise votre bébé.
La succion du sein, de la tétine, du doigt ou de la main apaise énormément votre bébé. Le besoin de succion est inné!

15/ La puissance des regards mère-bébé et des échanges visuelles
À la naissance, les yeux de la mère sont alors puissamment attirés par ceux du bébé et vice versa. La rencontre intense des regards semble être un moment privilégié de la relation mère-bébé.
L’enfant reconnaît le visage de sa mère lorsqu’il est au sein. En effet, sa vision est développée dans un champ central à moins de 30 cm de son visage.
Des études ont démontré que le nouveau-né humain est programmé pour diriger son regard vers tout ce qui peut évoquer une paire d’yeux situés à environ 30 cm de ses propres yeux.